90045-90-2
Halo
Enveloppant
0
0,05000
0,20000
0,50
1
0
Liant
Liant
Halo
Halo
Coeur
Colonne
Horizontal
Enveloppant
Enveloppant
Vertical
Vertical
Vertical
-3
-2
-3
-1
-1
-2
-2
3
2
-3
Résinoïde naturel obtenu par extraction directe aux solvants volatils (hexane) de la poudre de rhizomes séchés et vieillis (3–5 ans) d’Iris pallida Lam. ou Iris germanica L. CAS principal 90045-90-2 (alt. 8023-76-5 Pallida / 1048028-77-8 Germanica / 8002-73-1 partagé beurre). Masse brun foncé à noir, extrêmement visqueuse — quasi impraticable pur, toujours commercialisé dilué à 50% dans TEC (triéthyl citrate odorless). Teneur en irones 1–10% selon lot (inférieure au beurre 8–20%). Profil olfactif : plus profond, plus terreux-racinaire et plus balsamique que le beurre — Fraterworks : ‘the truest scent of the rhizome’. Facettes boisées-tabac, balsamiques, poudré-violet en fond. Fixatif exceptionnel : >400h sur buvard — le plus puissant de tous les extraits d’iris. Deux qualités : Iris pallida résinoïde (plus floral-profond) vs Iris germanica résinoïde (plus poudré-doux). Aucune restriction IFRA cat.4 spécifique. FEMA 2830. Non listé parmi les 26 allergènes EU déclarables.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : en trace, l’Iris Résinoïde se dépose sur le fût sec de Cédrol/Farnesyl Acetate en y ajoutant un grain résineux-poudré plus sombre et plus dense que celui de l’Iris Beurre, presque une patine ancienne sur le bois nu. La colonne garde son tracé vertical mais gagne une teinte plus sourde à sa base.
→ Ce que le système révèle : cette adhérence immédiate révèle une matière à forte affinité minérale et résineuse avec les structures sèches — contrairement à un musc diffus, l’Iris Résinoïde s’accroche au grain du bois dès la trace, signe d’une matière déjà chargée et peu volatile qui cherche le contact direct avec la structure.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à dose moyenne, la colonne s’épaissit d’un enduit résineux dense, plus sombre et plus collant que poudré, qui fige progressivement le fût dans une gangue presque cireuse. Le sec initial se trouve enrobé sans être dissous, la verticalité devenant plus lourde, plus statique.
→ Ce que le système révèle : le système révèle ici une matière à comportement de gangue plutôt que de gaine — l’Iris Résinoïde ne glisse pas sur la structure comme un musc pelliculaire, il s’y fige et la fixe, confirmant un profil de matière fortement rétentive et peu diffusive.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à haute dose, le fût disparaît complètement sous une masse résineuse sombre et compacte, la colonne perdant toute lisibilité verticale au profit d’un bloc dense, presque goudronneux. La sécheresse d’origine est totalement absorbée par cette masse.
→ Ce que le système révèle : cette submersion totale révèle une matière à très forte capacité de charge et de rétention — l’Iris Résinoïde ne construit pas une architecture parallèle, il engloutit celle du système, confirmant un profil massif et fixateur, plus extrême encore que l’Iris Beurre.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : posé en trace sur le plan blanc, l’Iris Résinoïde introduit une ombre discrète mais déjà tenace, une teinte résineuse sourde qui ternit légèrement la blancheur diffusante du système sans en briser la planéité. Un grain plus sombre que celui de l’Iris Beurre affleure sous la surface.
→ Ce que le système révèle : cette coloration précoce révèle une matière à fort pouvoir teintant même à dose infime — contrairement aux muscs qui se fondent, l’Iris Résinoïde marque la surface dès la trace, signe d’une matière à forte intensité intrinsèque malgré une diffusion faible.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à dose moyenne, le plan blanc s’assombrit nettement, sa texture devenant collante et résineuse plutôt que poudrée, ralentissant fortement sa diffusion habituelle. La surface perd sa lisibilité lisse au profit d’un aspect plus opaque et plus statique.
→ Ce que le système révèle : le système révèle ici une matière anti-diffusive puissante — l’Iris Résinoïde ne texture pas seulement la surface, il en freine la dynamique même, confirmant un comportement de matière lourde qui s’oppose frontalement à la logique horizontale et diffusante de S2.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à haute dose, le plan blanc se referme entièrement sous une couche résineuse épaisse et sombre, annulant presque toute trace de la diffusion florale d’origine. La surface devient une masse collante et immobile, sans plus aucune horizontalité perceptible.
→ Ce que le système révèle : cette occlusion totale confirme que l’Iris Résinoïde est structurellement incompatible avec la logique diffusante du plan blanc à haute dose — une matière qui annule la surface plutôt que de la traverser, révélant un profil de matière à très forte rétention et à très faible respect des architectures horizontales.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : dans le volume respirant, la trace d’Iris Résinoïde introduit un point de densité sombre et déjà consistant, contrastant fortement avec le flou aérien du système. Les interfaces entre Farnesol, Nerolidol et Mefrosol se resserrent immédiatement autour de ce point.
→ Ce que le système révèle : cette densification précoce et marquée révèle une matière à très forte tendance nucléante — plus encore que l’Iris Beurre, l’Iris Résinoïde impose un centre dès la trace, signe d’une matière peu encline à se diluer dans un espace ouvert.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à dose moyenne, une masse résineuse sombre occupe fermement le centre du volume, compressant fortement la sensation d’ouverture et de flou caractéristique du système. Les transitions entre les trois liants se durcissent en bordure de cette masse, presque comme un noyau opaque au sein d’un nuage.
→ Ce que le système révèle : le système révèle ici une matière à pouvoir centralisateur extrême — l’Iris Résinoïde ne se contente pas d’organiser l’espace, il le fige localement, confirmant un comportement nucléant et gravitationnel encore plus prononcé que celui de l’Iris Beurre.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à haute dose, le volume respirant se referme presque totalement, la masse résineuse sombre envahit l’espace et supprime toute sensation d’air, transformant le système en un bloc compact et statique. L’ouverture d’origine du système est presque entièrement annulée.
→ Ce que le système révèle : cette fermeture extrême confirme le caractère massivement anti-aérien de l’Iris Résinoïde — c’est une matière qui ne cohabite pas avec l’espace ouvert mais qui le referme sur lui-même, révélant un profil structurel à l’opposé total de la logique respirante de S3.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : en trace, l’Iris Résinoïde s’intègre naturellement à la masse sombre du fond, avec lequel il partage une même gravité et une même opacité, y ajoutant un grain résineux supplémentaire. Le fond l’accueille comme un renfort naturel plutôt que comme un élément étranger.
→ Ce que le système révèle : cette fusion immédiate révèle une matière de nature quasiment identique au fond lui-même — l’Iris Résinoïde ne se fait pas absorber, il s’allie, confirmant une parenté structurale très forte entre l’ingrédient et la logique du système S4.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à dose moyenne, la masse sombre s’épaissit et gagne en opacité réelle, le grain résineux venant renforcer la densité du fond sans jamais l’alléger. La texture devient plus collante, plus lourde, presque goudronneuse au toucher perceptif.
→ Ce que le système révèle : le système révèle ici une matière à pouvoir de renforcement direct de la masse — contrairement à l’Iris Beurre qui densifie tout en gardant une certaine texture grasse-poudrée, l’Iris Résinoïde alourdit et fige davantage, confirmant un comportement de co-construction massive et rétentive.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à haute dose, la masse sombre devient extrêmement dense et opaque, presque impénétrable, l’apport résineux fusionnant complètement avec le fond pour créer un bloc uniforme et lourd. Toute respiration résiduelle du fond disparaît.
→ Ce que le système révèle : cette fusion totale confirme que l’Iris Résinoïde est l’une des matières les plus fixatrices et les plus massives du référentiel — elle ne s’ajoute pas au fond, elle en devient l’extension naturelle, révélant un profil de matière gravitationnelle par essence.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : dans l’architecture tendue de Sandela/Magnolane, la trace d’Iris Résinoïde touche directement l’arête, y déposant un poids résineux sombre qui alourdit immédiatement le tranchant perceptif. La tension du système se trouve déjà altérée dès cette dose minime.
→ Ce que le système révèle : cette interaction immédiate et lourde révèle une matière à très forte actance structurelle — l’Iris Résinoïde ne dialogue pas avec l’arête, il pèse sur elle dès le premier contact, signe d’une matière fondamentalement dominante face aux structures fines.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à dose moyenne, l’arête se trouve significativement alourdie et émoussée par la masse résineuse, la tension fine du système cédant du terrain face à ce poids nouveau. Le contraste entre Sandela et Magnolane commence à se brouiller sous cette charge.
→ Ce que le système révèle : le système révèle ici une matière qui écrase la tension plutôt qu’elle ne l’articule — contrairement à l’Iris Beurre qui pouvait encore dialoguer avec l’arête, l’Iris Résinoïde impose sa propre masse au détriment de la finesse structurelle, confirmant un comportement dominant et peu collaboratif.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : à haute dose, l’arête disparaît complètement sous la masse résineuse sombre, la structure tendue perdant toute lisibilité au profit d’un bloc lourd et statique. Le contraste originel entre les deux matières de S5 est totalement annulé.
→ Ce que le système révèle : cette annulation complète confirme que l’Iris Résinoïde est, parmi les matières testées, l’une des plus anti-tensionnelles — elle ne referme pas seulement l’architecture, elle l’efface, révélant un profil de matière massive et gravitationnelle qui domine systématiquement toute structure fine ou tendue à haute dose.
Les matières très sucrées-fruitées (éthyl maltol, notes fruitées légères) sont en opposition avec la profondeur terreuse-sombre du résinoïde. Les floraux très transparents et aériens (Hedione, linalol en excès) sont noyés par la densité du résinoïde à dose moyenne-haute. Les notes très fraîches-aqueuses (Calone, dihydromyrcénol) créent un décalage de registre complet. Attention à la viscosité extrême même à 50% TEC — chauffer légèrement avant usage, pesée difficile : toujours travailler avec une balance de précision 0,01g minimum.
Avec le beurre d’iris (déjà dans la base), les deux extraits du même rhizome se superposent en créant une profondeur iris multi-dimensionnelle impossible avec un seul extrait — le beurre apporte la froideur florale-violette, le résinoïde la profondeur terreuse-balsamique. Avec le cèdre Atlas ou le vétiver, la facette boisée-tabac du résinoïde se révèle pour un accord racines-bois très masculin et profond. Avec le labdanum ou le benjoin, la dimension balsamique-résineuse de l’extrait crée un fond oriental iris-balsamic d’une grande persistance. Avec la mousse de chêne, l’accord chypre-iris poudré prend une profondeur terreuse exceptionnelle — registre No.19 (Chanel) en version plus sombre.
Au-delà de 2% dans le concentré (soit 1% d’extrait pur, le résinoïde étant vendu à 50%), la profondeur terreuse-balsamique devient oppressante et le profil vire vers une note de terre humide-moisie peu agréable. La facette tabac latente prend le dessus de façon intrusive. La puissance fixatrice exceptionnelle (>400h) rend l’overdose très persistante et difficile à corriger dans l’accord. En pratique, la limite perceptive est atteinte bien avant par la viscosité et la difficulté de dosage — le risque d’overdose accidentelle par mauvaise pesée est réel avec cette matière.
Ne sert pas à :
structurer (pas assez vertical)
diffuser (trop lourd)
raffiner (pas assez propre)
❌ Risque majeur :
surdosage →
effet pâteux
masse opaque
perte totale de relief
Dyade iris profond : Iris Résinoïde + Iris Beurre → iris complet à deux dimensions (floral-froid + terreux-profond), accord le plus fidèle possible au rhizome naturel. Dyade fixatif-iris : Iris Résinoïde + Santal Mysore → fond iris-boisé poudré d’une persistance exceptionnelle, >400h garanti. Triade chypre iris : Iris Résinoïde + Mousse de chêne + Patchouli → chypre iris-terreux très profond, registre masculin austère. Triade oriental iris : Iris Résinoïde + Labdanum + Ambroxan → fond iris-balsamic-ambré, registre oriental poudré moderne.
Plus profond, plus terreux, plus sombre et plus balsamique que le beurre d’iris (concrète) qui est plus léger, plus floral et plus froid-violet. Fraterworks : ‘the truest scent of the rhizome’ — le résinoïde est l’extrait le plus fidèle à la racine brute, le beurre est plus épuré et plus floral. Fixatif supérieur au beurre (>400h vs substantivité du beurre élevée mais non documentée à ce niveau). Teneur en irones inférieure au beurre (1–10% vs 8–20%) mais richesse en composés balsamiques-résineux supérieure. Deux qualités distinctes documentées par Fraterworks : Germanica (plus poudré-doux, Maroc) vs Pallida (plus floral-profond, Toscane). CAS multiples selon source — vérifier systématiquement le COA fournisseur : 90045-90-2 (EINECS générique), 8023-76-5 (Pallida Good Scents), 1048028-77-8 (Germanica Good Scents). Usage documenté : PerfumersWorld cite les usages en oriental, woody, chypre et fougère — polyvalence architecturale plus large que le beurre limité aux accords floraux-poudrés nobles.
Beuure vs Resinoide: Même fonction Halo — les deux extraits opèrent en arrière-plan, jamais comme message central. C’est l’architecture iris invisible qui structure le parfum sans s’annoncer.
Vecteur divergent — le beurre est Vertical (il étire la structure vers le haut, colonne froide), le résinoïde est Enveloppant (il colle à la peau dans la profondeur terreuse). Deux façons d’être iris dans l’espace formulatoire.
Dyade beurre + résinoïde — la combinaison des deux extraits est la reconstitution iris la plus complète possible sans recours à l’absolu. La fiche le documente explicitement.