68966-86-9
Halo
Vertical
0
0,10000
0,50000
2
5
0
Liant
Liant
Halo
Coeur
Coeur
Colonne
Horizontal
Horizontal
Enveloppant
Vertical
Vertical
Vertical
-3
1
-3
-2
2
-1
-2
0
0
1
Ester bicyclique de synthèse (méthyl-4-isopropyl-1-méthylbicyclo[2.2.2]oct-5-ène-2-carboxylate), produit Symrise, CAS 68966-86-9. Liquide incolore à jaune pâle, profil boisé-sec de grande versatilité : notes de bois sec, herbacé-patchouli, feuille de laurier, avec une légère facette fraîche-camphrée et un fond légèrement poudré. Puissance olfactive modérée, pas de dilution nécessaire. Substantivité 73h. Non restreint IFRA, non allergène. Résistant savon — excellent en parfumerie fonctionnelle. À distinguer du Poivrol (même CAS, même fabricant, profil poivré très différent).
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Mahagonate introduit dans la colonne sèche du cédrol une résonance boisée-crémeuse d’une grande discrétion. Il ne modifie pas la géométrie verticale du système — il en épaissit légèrement la paroi, comme si le bois sec recevait une couche d’huile ténue qui en révèle le grain sans en altérer la structure. Le farnesyl acétate est légèrement activé dans sa dimension boisée-sèche, créant une cohérence de registre nouvelle entre les deux composantes du système. La colonne gagne en présence sans gagner en volume.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate est un ingrédient à forte affinité avec les architectures boisées-sèches. Il ne cherche pas à les habiller ni à les contredire — il les amplifie par résonance de registre. Ce comportement signale un ingrédient naturellement aligné sur les structures verticales sèches, capable de les enrichir sans en perturber l’axe directeur.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Mahagonate incarne activement la colonne. Sa dimension boisée-lactée-crémeuse recouvre la sécheresse osseuse du cédrol d’une chair dense mais non grasse — la colonne passe d’un squelette nu à un fût de bois poli, avec une présence tactile perceptive nouvelle. L’axe vertical est maintenu et même renforcé : le Mahagonate s’aligne naturellement sur la directionnalité verticale du système plutôt que de la disperser. Le farnesyl acétate est partiellement intégré dans l’enveloppe crémeuse de l’ingrédient.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate est un ingrédient de construction dans les architectures sèches — il n’habille pas la colonne comme un revêtement externe mais la densifie de l’intérieur. Sa capacité à maintenir la verticalité tout en ajoutant de la masse le distingue des ingrédients purement enveloppants : il est simultanément structurant et incarnant.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Mahagonate transforme la colonne sèche en une masse boisée-crémeuse compacte. La sécheresse du cédrol est entièrement intégrée — non pas effacée mais absorbée dans une architecture boisée plus large dont le Mahagonate devient le matériau dominant. La verticalité est conservée mais le système a changé de nature : il n’est plus un squelette mais un bloc monolithique de bois dense. Le farnesyl acétate cesse d’être perceptible comme élément distinct.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate à haute dose est un ingrédient de substitution architecturale dans les contextes secs — il ne détruit pas la structure du S1 mais la remplace par sa propre architecture boisée. Cette capacité de prise de contrôle totale sans rupture de registre est remarquable : le système reste cohérent à haute dose, simplement réorienté autour du Mahagonate comme matériau principal.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Mahagonate dépose sur la surface blanche une légère présence crémeuse-boisée qui réchauffe le plan sans le perturber. Le plan horizontal floral conserve sa cohérence et sa diffusion, mais il acquiert une légère profondeur de matière — comme si la surface blanche recevait un lustre délicat, une dimension tactile imperceptible qui ne rompt pas sa planéité mais en modifie le caractère. Le rosone est légèrement réchauffé dans sa tonalité, le phenoxy éthyl isobutyrate maintient sa fonction de liant.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle une miscibilité partielle du Mahagonate avec les architectures de surface lisse. Il ne crée pas de résistance sur le plan mais ne s’y dissout pas non plus complètement — il y dépose une présence discrète et localisée. Ce comportement de dépôt chaud signale un ingrédient à tendance fondante dans les surfaces diffusantes, avec une aptitude à enrichir sans fracturer.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Mahagonate commence à texturer la surface blanche d’une manière significative. Sa dimension crémeuse-boisée introduit dans le plan horizontal une profondeur de matière qui transforme la surface lisse en surface veloutée. La diffusion du système est légèrement ralentie — le Mahagonate agit comme un agent de rétention partielle sur le plan, épaississant la surface sans la stratifier. Le benzyl alcohol perd légèrement de sa neutralité aqueuse, intégré dans la chaleur crémeuse de l’ingrédient.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate est un agent de densification de surface à dose moyenne. Il ne colore pas le plan d’une teinte identifiable — il en modifie la texture intrinsèque, la rendant plus épaisse, plus présente, plus tactile. Ce comportement de veloutage de surface est architecturalement précis et rare.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Mahagonate sature la surface blanche de sa masse crémeuse-boisée au point de faire basculer le plan horizontal vers un volume bas et dense. La logique planaire du système est progressivement abandonnée au profit d’une logique de masse : la surface n’est plus une interface fine mais une couche épaisse et compacte. Le rosone et le phenoxy éthyl isobutyrate sont absorbés dans cette masse et perdent leur fonction diffusante-structurante.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate à haute dose est un agent de transformation dimensionnelle dans les surfaces — il fait passer le plan de deux dimensions à trois, convertissant une surface en masse. Cela le rend incompatible avec les architectures de surface pure à forte dose mais potentiellement précieux dans les contextes où l’on cherche à donner du corps à un plan trop ténu.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Mahagonate s’intègre dans le volume respirant avec une fluidité remarquable. Sa nature crémeuse-boisée trouve une résonance naturelle avec les interfaces floues du farnesol et du nerolidol — il ne crée pas de condensation mais apporte une légère chaleur au centre du volume, comme un rayonnement doux dans un espace aérien. Le mefrosol maintient la respiration spatiale intacte. Le volume gagne en confort perceptif sans perdre en ouverture.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate est naturellement compatible avec les architectures volumétriques ouvertes à dose trace. Sa dimension crémeuse lui confère une aptitude au liant — il crée des ponts imperceptibles entre les interfaces floues du farnesol et du nerolidol, renforçant la cohérence du volume sans en réduire l’expansion. C’est un comportement de liant thermique dans les espaces respirants.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Mahagonate crée un noyau chaud-crémeux au centre du volume respirant. Ce noyau n’est pas rigide — il rayonne vers les bords du volume en suivant les interfaces floues déjà établies par le farnesol et le nerolidol. Le résultat est un volume structuré autour d’un centre chaud mais dont les bords restent ouverts et respirants. Le mefrosol amplifie ce rayonnement en l’aérant. La masse boisée-crémeuse de l’ingrédient fonctionne comme un cœur perceptif sans comprimer l’espace périphérique.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate est un ingrédient de nucleation douce dans les volumes ouverts — il crée un centre de gravité thermique et crémeux sans exercer de force centripète sur les bords. Ce comportement centrifuge-rayonnant le distingue des ingrédients à nucleation compressive et en fait un outil de structuration volumétrique non destructive.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le noyau crémeux du Mahagonate grossit progressivement jusqu’à occuper la majorité du volume. Les interfaces floues du farnesol et du nerolidol sont absorbées dans la masse crémeuse-boisée de l’ingrédient — elles ne disparaissent pas brutalement mais se fondent dans une texture uniforme et dense. Le volume respirant perd sa pluralité d’interfaces pour devenir un espace homogène à dominante crémeuse. Le mefrosol ne parvient plus à maintenir l’aération du système.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate à haute dose est un ingrédient de saturation volumétrique par homogénéisation. Son mode de fermeture de l’espace est lent et doux — il ne comprime pas le volume mais le remplit d’une texture uniforme qui efface les distinctions internes. Cela en fait un ingrédient à surveiller dans les compositions volumétriques : son pouvoir liant, précieux à dose modérée, devient un agent de nivellement perceptif à forte dose.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Mahagonate entre dans le fond sombre avec une aisance remarquable. Sa dimension boisée-crémeuse présente une compatibilité de registre avec la masse basse de l’Ysamber K et l’ombre du myroxyde — il ne flotte pas au-dessus du fond mais s’y installe avec une présence maintenue, légèrement plus chaude et plus concrète que le fond abstrait. Le sclareolide amplifie cette intégration en fixant les facettes les plus lourdes de l’ingrédient. La masse sombre gagne en chaleur sans perdre son caractère absorbant.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle une affinité naturelle entre le Mahagonate et les architectures de fond. Sa densité et sa nature boisée-crémeuse lui permettent de s’intégrer dans les masses fixantes sans être entièrement absorbé — il maintient une présence identifiable à l’intérieur du fond. Ce comportement de cohabitation productive avec les masses sombres le définit comme un ingrédient naturellement orienté vers les registres de profondeur.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Mahagonate enrichit activement le fond sombre. Il introduit dans la masse abstraite de l’Ysamber K et du myroxyde une dimension boisée-crémeuse concrète qui crée une stratigraphie perceptive au sein du fond : une couche plus chaude et plus tangible s’installe au-dessus de la couche abstraite-fixante la plus profonde. Le fond gagne en complexité géologique — il n’est plus une masse uniforme mais un empilement de registres distincts, liés par la cohérence de leur densité commune.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate est un agent de stratification productive dans les fonds sombres. Sa capacité à s’intégrer dans la masse tout en maintenant une identité perceptive propre lui permet de créer des niveaux internes au sein d’architectures de fond — enrichissant leur complexité sans en compromettre la cohérence d’ensemble.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Mahagonate entre en compétition avec l’Ysamber K pour la définition du fond. Les deux masses — l’une abstraite-musquée, l’autre boisée-crémeuse — coexistent en tension productive sans que l’une efface l’autre. Le fond sombre est transformé en un espace de dialogue entre deux architectures de masse différentes mais compatibles. Le sclareolide est saturé dans sa capacité fixante, maintenant une continuité de fond même dans cet état de haute densité.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate à haute dose est capable de requalifier un fond sombre sans le détruire — il en modifie l’identité en profondeur, remplaçant l’abstraction pure par une masse boisée-crémeuse complexe. C’est un comportement de co-construction du fond plutôt que de substitution — les deux architectures restent lisibles dans leur cohabitation, produisant un fond à double nature.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Mahagonate s’approche de l’arête tendue du sandela-magnolane et en réchauffe légèrement la base. La tension douce du système n’est pas modifiée dans son intensité mais dans sa texture — l’arête boisée-lactée du sandela reçoit une résonance crémeuse supplémentaire qui la rend légèrement plus présente, plus matérielle. Le magnolane conserve sa fonction d’arête fine. L’effet global est celui d’une tension légèrement plus incarnée, moins suspendue dans l’abstraction.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate est un ingrédient à forte résonance avec les architectures boisées-tendues. Sa compatibilité de registre avec le sandela lui permet de renforcer la tension existante sans la modifier dans sa direction. Ce comportement de renforcement par résonance le définit comme un partenaire naturel des systèmes à arête boisée-douce.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Mahagonate commence à co-construire l’architecture tendue avec le sandela-magnolane. Sa dimension crémeuse-boisée s’aligne sur l’arête douce du système et en amplifie la présence perceptive — la tension n’est plus seulement soutenue par le sandela mais portée par une masse boisée plus large dont le Mahagonate assure la continuité. L’événement perceptif de l’arête est renforcé, plus lisible, plus affirmé dans sa définition. Le magnolane reste actif mais il est désormais inscrit dans un contexte boisé plus dense.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate est un amplificateur d’arête dans les architectures tendues compatibles. Il ne génère pas sa propre tension mais il augmente la résolution perceptive d’une tension existante — il la rend plus visible, plus dense, plus tangible. C’est un comportement de révélateur architectural précieux dans les systèmes où l’arête risque de passer inaperçue.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la masse boisée-crémeuse du Mahagonate finit par envelopper l’arête du système. Le sandela est intégré dans la masse de l’ingrédient — sa fonction de support de contraste est absorbée. Le magnolane continue de générer une arête mais celle-ci est désormais inscrite à l’intérieur d’une architecture boisée dense, perdant son caractère d’événement isolé pour devenir un simple détail de surface dans une masse boisée continue. La tension du système est résolue par absorption.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Mahagonate à haute dose résout les tensions architecturales par intégration plutôt que par effacement — il ne détruit pas l’arête mais la noie dans une architecture boisée plus large dont elle devient un élément constitutif mineur. Ce mode de résolution de tension par absorption est distinct de la dissolution douce et de l’écrasement brutal : c’est une incorporation, architecturalement intéressante mais à contrôler précisément pour préserver l’événement d’arête.
Les matières très sucrées et gourmandes (éthyl maltol, Levistamel, vanilline en excès) effacent la sécheresse boisée qui est la signature de Mahagonate — incompatibilité de registre plutôt qu’annulation chimique.
Les muscs très doux et soyeux en excès (Habanolide, EBO) peuvent noyer la dimension verticale au profit d’une rondeur molle.
Les agrumes en note de tête très volatile ne s’annulent pas mais la transition avec le Mahagonate peut paraître abrupte si aucun liant herbacé n’assure la continuité.
Avec le patchouli (cœur ou absolu), Mahagonate amplifie et élève la dimension boisée-terreuse sans en dupliquer le profil — il allège le patchouli tout en le rendant plus lisible architecturalement.
Avec le labdanum, la facette herbacée-laurier crée un accord encens-boisé sec d’une grande noblesse.
Avec la lavande fine, le duo fougère-boisé se met en place naturellement, la sécheresse du Mahagonate contrebalançant la rondeur florale-coumarinée de la lavande.
Avec les iris (beurre d’iris, irone), la dimension poudreuse latente du Mahagonate se révèle et crée une transition bois-poudre remarquablement fluide.
Au-delà de 8–10%, la sécheresse boisée devient asséchante et austère, perdant toute nuance herbacée. Le profil vire vers un boisé anguleux peu agréable, évoquant le bois de construction plutôt que le bois précieux.
La dimension camphrée-fraîche latente peut ressortir de façon indésirable à très haute dose.
En pratique, la puissance modérée de la matière permet des usages relativement élevés sans basculement brutal — le point de déséquilibre perceptif se situe plutôt autour de 6–7% dans un concentré équilibré.
Dyade boisée fondatrice : Mahagonate + Iso E Super → bois sec multi-facettes, structurant vertical sans lourdeur, axe boisé contemporain.
Dyade fougère : Mahagonate + Dihydromyrcénol → bois frais sec à grande diffusion, registre fougère aromatique masculin. Triade chypre-boisé : Mahagonate + Patchouli + Mousse de chêne → fond chypre boisé-sec d’une belle profondeur, axe Mitsouko modernisé.
Triade herbacée-boisée : Mahagonate + Lavande fine + Labdanum → fougère boisée-résineuse, registre classique masculin à structure affirmée.
Même CAS que le Poivrol (Symrise) mais profil radicalement différent : Mahagonate est boisé-herbacé-sec, Poivrol est poivré-épicé-aromatique. La facette poivrée distinctive de Poivrol est quasi absente dans Mahagonate. Profil voisin de certaines fractions de l’Iso E Super (boisé-cèdre) mais sans la dimension cèdre fumé — Mahagonate est plus herbacé et plus laurier. Moins camphré et plus discret que le Norlimbanol ou le Javanol. Plus sec et moins ambré que le Timberol. Usage documenté dans Bang! de Marc Jacobs où Mahagonate et Poivrol coexistent pour construire un accord boisé-poivré à double dimension.
| Mahagonate | Poivrol | |
|---|---|---|
| Fonction dominante | Halo | Accent |
| Vecteur dominant | Vertical | Projeté |
| rond_pointu | +1 | +3 |
| sec_humide | −3 | −3 |
| silence_vibration | +1 | +3 |
| amer_sucre | −2 | −3 |