Levistamel

cas:

675-09-2

Synonyme:
fonction / vecteur:
fonction dominante:

Halo

vecteur dominant:

Enveloppant

Seuils:
seuil_trace %:

0

seuil bas %:

0,00500

seuil moyen %:

0,05000

seuil haut %:

0,20

seuil très haut %:

0,50

seuil overdose %:

1

fonction trace:

Liant

fonction bas:

Liant

fonction moyen:

Halo

fonction haut:

Coeur

fonction très haut:

Accent

fonction Overdose

Accent

vecteur trace:

Horizontal

Vecteur bas:

Enveloppant

Vecteur Moyen:

Enveloppant

Vecteur Haut

Enveloppant

Vecteur Très Haut

Vertical

Vecteur Overdose

Projeté

Axes sensoriels (0–5)

Géométrie

Vertical<-> horizontal :

-3

rond <-> pointu:

-3

texture

sec <-> humide:

1

mineral <-> gras:

2

lisse <-> grain:

1

lumière & goût:

sombre <-> clair:

-1

amer <-> sucre:

4

temps & energie

durée:

0

intensité:

0

silence <-> vibration:

2

rôle:

Alpha-pyrone synthétique (4,6-diméthyl-2H-pyran-2-one), molécule Givaudan à profil gourmand-caramel complexe : note principale de sucre caramélisé, nuancée de réglisse-anis, café, balsamique, avec une facette verte salée évoquant le céleri, le fenugrec et l’immortelle. Substantivité exceptionnelle (400h sur buvard).

Usage recommandé max 1% dans le concentré — matière d’une puissance extrême, habituellement commercialisée diluée à 25% dans TEC. Non allergène IFRA 51e amendement, non restreint.

 

Quelques points notables sur le Levistamel, matière très particulière :

Comportement architectural
systemes

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Levistamel introduit une légère inflexion aromatique-terreuse dans la colonne sèche du cédrol. Il ne l’habille pas — il en accentue l’ossature en ajoutant une dimension souterraine discrète, comme si la colonne trouvait une racine. Le farnesyl acétate reste silencieux mais semble légèrement alourdi dans sa fonction de soutien. L’ensemble gagne une micro-densité sans perdre son caractère squelettique.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel, même à dose infime, possède une affinité naturelle pour les structures verticales sèches. Il ne cherche pas à les colorer ni à les adoucir — il les ancre. Ce comportement suggère un ingrédient à tendance structuro-fixante, capable de s’intégrer dans un squelette sans en modifier l’axe directeur.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, la nature phtalide-lactone du Levistamel (analogie structurale avec les lactones de céleri-angélique) commence à incarner la colonne. La verticalité sèche du cédrol reçoit un revêtement aromatique dense, légèrement herbacé-racinaire, qui transforme le squelette en fût charnu mais pas gras. L’axe vertical est maintenu, mais il gagne en corps, en présence perceptive. Le farnesyl acétate est partiellement masqué — sa fonction muette est absorbée dans la masse aromatique de l’ingrédient.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle une double nature : le Levistamel est à la fois habillant et structurant. Il ne se contente pas de décorer la colonne — il la redéfinit de l’intérieur. Cela indique un ingrédient à fort pouvoir d’intégration dans les structures sèches, capable de passer du rôle d’accent à celui de matériau de construction principal selon la dose.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Levistamel sature la colonne de sa présence aromatique-terreuse et la fait basculer vers une architecture radicalement différente : la verticalité subsiste mais elle est désormais dense, presque opaque, rappelant davantage un pilier de bois vert compressé qu’un os sec. Le cédrol est noyé dans la masse et n’assume plus sa fonction directrice. Le système perd son caractère squelettique au profit d’un bloc aromatique monolithique.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel à haute dose est un ingrédient dominateur dans les architectures sèches — non par agressivité mais par densité intrinsèque. Il ne détruit pas la structure, il la colonise. Cela confirme qu’il doit être utilisé en proportion calibrée dans des contextes squelettiques, sous peine d’écraser les armatures légères.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Levistamel introduit une légère friction sur la surface blanche du système. Le plan horizontal lisse et floral reçoit une micro-aspérité aromatique-terreuse qui ne le brise pas mais en modifie imperceptiblement la texture. Le rosone et le phenoxy éthyl isobutyrate maintiennent leur diffusion, mais la surface semble légèrement moins immaculée — comme une table blanche sur laquelle on aurait posé une herbe sèche.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel n’est pas un ingrédient de surface naturel. Même à trace, il introduit une résistance dans le plan horizontal, une hétérogénéité perceptive. Il se dépose sur la surface sans s’y fondre, signalant un comportement peu miscible avec les architectures lisses et diffusantes.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, l’arête aromatique du Levistamel commence à texturer activement la surface blanche. Le plan perd sa fluidité horizontale et se segmente : des zones de densité aromatique terreuse contrastent avec les zones de diffusion florale encore actives. L’effet est celui d’une surface stratifiée, non plus lisse mais ponctuée de reliefs perceptifs localisés. La diffusion du benzyl alcohol est localement comprimée.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel est un agent de rupture de surface plutôt qu’un agent de dépôt. Il ne colore pas le plan uniformément — il y crée des accidents, des zones d’intensité, des micro-reliefs. Ce comportement est caractéristique d’ingrédients à forte identité aromatique qui résistent à l’homogénéisation dans les systèmes diffusants.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Levistamel fracture le plan horizontal. La surface blanche est traversée par une masse aromatique-terreuse qui en détruit la cohérence planaire. Le rosone et le phenoxy éthyl isobutyrate sont relégués à des fonctions périphériques — ils subsistent en bordure mais n’assurent plus la définition du plan. Le système bascule d’une surface à un volume informe, dominé par la présence aromatique de l’ingrédient.
→ Ce que le système révèle : Le système confirme que le Levistamel est structurellement incompatible avec les architectures de surface à haute dose. Son poids aromatique effondre les plans horizontaux plutôt qu’il ne les habite. Cela définit une contrainte d’utilisation claire : dans les systèmes de type S2, le Levistamel ne peut opérer qu’à des niveaux infimes pour préserver la cohérence du plan.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Levistamel introduit dans le volume respirant une note de densité localisée, comme un nœud dans un tissu aérien. Le farnesol et le nerolidol maintiennent leurs interfaces floues, mais l’espace acquiert en un point précis une micro-condensation perceptive — une zone où le vide semble légèrement moins vide. Le mefrosol continue d’assurer la respiration spatiale sans perturbation notable.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle la capacité du Levistamel à fonctionner comme un point d’ancrage dans les volumes ouverts. Il ne réduit pas l’espace — il y inscrit une présence ponctuelle. Cela signale un ingrédient qui peut servir de cœur discret dans des architectures aériennes, sans en compromettre la légèreté globale.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Levistamel commence à densifier activement le centre du volume. L’espace respirant se contracte légèrement autour de la masse aromatique de l’ingrédient, qui fonctionne désormais comme un noyau gravitationnel. Les transitions douces entre farnesol et nerolidol sont maintenues en périphérie, mais le cœur du système est occupé par une présence plus lourde, terreuse, qui redéfinit la géographie interne du volume.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel a une tendance naturelle à la nucléation de masse dans les volumes ouverts — il y crée un centre de gravité. Cela en fait un ingrédient potentiellement utile pour structurer des espaces qui manquent de point focal, mais son emploi doit être dosé pour ne pas effondrer le volume sur lui-même.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la nucléation devient écrasement : le Levistamel comprime le volume respirant jusqu’à en effacer les interfaces floues. Le farnesol et le nerolidol sont absorbés dans la masse aromatique dominante, perdant leur rôle de liant spatial. L’espace ouvert se referme autour d’un bloc aromatique dense, les bords du système se resserrent, la respiration du volume est bloquée.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel à haute dose est anti-volumétrique — il s’oppose structurellement à l’expansion spatiale. Sa densité intrinsèque est suffisamment forte pour étouffer les ingrédients à tendance diffusante-spatiale comme le nerolidol et le farnesol. C’est un ingrédient à fort risque de collapse volumétrique dans les systèmes aériens.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Levistamel entre dans le fond sombre avec une relative aisance. La masse basse de l’Ysamber K et du myroxyde reçoit l’inflexion aromatique-terreuse de l’ingrédient sans résistance notable — il y a une compatibilité de registre entre la profondeur abstraite du système et la dimension racinaire du Levistamel. Le sclareolide reste actif dans sa fonction fixante. L’ingrédient semble s’installer dans le fond plutôt que de s’y dissoudre.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle une affinité élective entre le Levistamel et les architectures de fond sombre. Il n’est pas avalé — il s’y intègre avec une identité maintenue. Cela indique un ingrédient naturellement orienté vers les registres de profondeur, avec une résistance suffisante à l’absorption pour subsister comme élément distinct dans les masses fixantes.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Levistamel enrichit activement le fond sombre. Il y introduit une dimension aromatique-herbacée qui contraste avec l’abstraction de l’Ysamber K et l’ombre du myroxyde, créant une stratification perceptive au sein de la masse : une couche plus concrète, terreuse, s’installe au-dessus de la couche abstraite fixante. Le fond gagne en complexité géologique sans perdre sa densité.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel est capable de créer de la stratigraphie dans les masses de fond — il n’est pas absorbé uniformément mais se positionne à une altitude perceptive précise au-dessus du sol le plus profond. Cela en fait un ingrédient de transition entre le fond absolu et les registres intermédiaires.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Levistamel sature la masse sombre d’une présence aromatique qui finit par entrer en compétition avec l’Ysamber K pour la domination du fond. Le système ne s’effondre pas — les deux masses coexistent en tension — mais la cohérence du fond abstrait est remplacée par un fond aromatiquement caractérisé, plus proche d’une terre humide que d’une ombre abstraite. Le sclareolide perd partiellement sa capacité fixante car la masse est saturée.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel à haute dose transforme le fond plutôt qu’il ne s’y intègre. C’est un ingrédient suffisamment puissant pour requalifier l’identité d’une base sombre — ce qui en fait un outil de reformulation du fond, à utiliser intentionnellement et non comme complément discret.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Levistamel frôle l’arête tendue du sandela-magnolane sans l’activer ni la résoudre. Il introduit une légère densité aromatique à la base de la structure tendue, comme un appui au sol qui donne à l’arête un fondement plus ferme. La tension du système n’est pas modifiée dans son intensité mais dans sa nature : elle semble moins suspendue dans le vide, plus ancrée.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel, à trace, fonctionne comme un stabilisateur de tension plutôt que comme un créateur ou un résolveur d’événement perceptif. Il alourdit discrètement la base de la structure sans en modifier l’arête — ce comportement est celui d’un ingrédient de soutien architectural dans les systèmes à tension douce.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, l’interaction devient plus complexe. La masse aromatique du Levistamel commence à exercer une pression sur l’arête douce du sandela-magnolane. La tension du système, qui était légère et aérée, se densifie à sa base, créant un gradient de résistance entre le bas (aromatique-terreux) et le haut (tendu-boisé-doux). L’arête est encore perceptible mais elle est désormais portée par un corps plus lourd.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel peut fonctionner comme un contre-poids dans les architectures tendues — il n’efface pas la tension mais la re-centre vers le bas, en modifiant le point d’équilibre perceptif de la structure. C’est un ingrédient capable de requalifier la tonalité d’une tension en la chargeant, sans la faire disparaître.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Levistamel écrase l’arête du sandela-magnolane sous sa masse aromatique. La tension qui définissait l’architecture du système S5 est absorbée dans le bloc terreux-aromatique de l’ingrédient. La structure perd son caractère tendu — elle devient une masse compacte sans différentiel perceptif net entre haut et bas, sans événement d’arête. Le magnolane subsiste en note périphérique mais ne génère plus de tension fonctionnelle.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Levistamel est structurellement incompatible avec les architectures de tension fine à haute dose. Sa densité aromatique est supérieure à la résistance des ingrédients à arête douce — il les sature et les neutralise. Cela confirme que dans les contextes de tension perceptive, le Levistamel ne peut intervenir qu’à des doses infra-trace pour jouer un rôle de support sans destruction de l’architecture.

annulations
Cartographie Annulations

Les agrumes en concentration élevée (bergamote, citron) neutralisent rapidement la lecture caramel et effacent la facette réglisse.
Les matières très camphrées ou mintées (menthol, eucalyptol) détruisent le registre gourmand au profit d’une dissonance médicinale.
Attention avec les phénols forts : l’eugénol à dose haute peut transformer le caramel en accord clou de girofle-brûlé peu lisible.
L’excès de notes vertes fraîches (galbanum, violet leaf) dilue et fragmente la signature.

Emergences

Association avec la vanilline : amplifie la douceur sans redondance, Levistamel apporte la dimension café-réglisse qui manque à la vanilline seule — résultat plus complexe et moins monodimensionnel.
Avec la coumarine et les salicylates, la facette immortelle-fenugrec se révèle et crée un accord gourmand-fougère d’une grande originalité (référence Rochas Man).
Avec les muscs blancs (galaxolide, habanolide), le caramel s’aplanit et gagne en sérénité — registre peau sucrée très contemporain.
Avec les notes marines (Calone, Ambroxan), la tension salé-sucré se dramatise selon le principe utilisé dans L de Lolita Lempicka.

Overdose

Au-delà de 1% (concentré), la matière devient écrasante et oppressante : le caramel vire au sucre brûlé chimique, la facette réglisse devient médicinale, et le profil bascule vers quelque chose de désagréablement synthétique.
Maurice Roucel a exploité cette limite comme signature stylistique (overdosage délibéré dans Rochas Man), mais c’est un territoire à risque qui exige une maîtrise totale de l’architecture environnante.
Substantivité si élevée qu’une surexposition persiste des jours sur les textiles.

risques
Points de bascule
dyades / triades

Dyade fondamentale : Levistamel + Vanilline → caramel à trois dimensions (sucré/café/réglisse), substitut complexe au couple vanilline seule.
Dyade tension : Levistamel + Iso E Super → gourmand boisé avec axe vertical inattendu, la sécheresse du bois tranche avec la rondeur caramel.
Triade gourmand-fougère : Levistamel + Coumarine + Dihydromyrcénol → fougère sucrée orientale, ADN Rochas Man.
Triade café-oriental : Levistamel + Ethyl Maltol + Ambroxan → accord café-ambre gourmand persistant à très longue évolution.

protocoles
comparaison

Profil caramel plus complexe et moins monolithique que l’éthyl maltol (qui reste sur le coton/fraise) ou le maltol.

Plus balsamique et moins lactonique que le dihydrocoumarin. Proche parent de la coumarine dans la famille des pyrones/lactones, mais avec une dimension caramel-café absente dans la coumarine (plus sèche et plus foin).

Distinct du fenugrec (trigonelline) dont il partage la facette salée sans la lourdeur. Souvent comparé à la jonquille naturelle par sa dimension lactone-anisée complexe.