8022-96-6
Coeur
Projeté
0,00500
0,02000
0,10000
0,20
0,30
0
Liant
Halo
Coeur
Coeur
Colonne
Colonne
Horizontal
Projeté
Projeté
Projeté
Vertical
Vertical
1
-2
3
2
-1
2
4
3
3
3
Absolue naturelle extraite par solvant des fleurs fraîches de Jasminum grandiflorum L. (Oleaceae), cultivé principalement en Inde (Coimbatore), Égypte et Grasse.
Liquide brun ambré foncé à brun rougeâtre, très visqueux, problèmes de solubilité en EdT (cires résiduelles) — toujours tester la miscibilité.
Composition GC/MS : acétate de benzyle (dominant, ~28%), linalol (~12%), benzoate de benzyle (~6%), phényl éthyl alcool (~3%), indole (~2,5%), cis-jasmone (~3%), méthyl jasmonate, farnésol, géraniol — plus de 200 composés identifiés.
Profil olfactif : floral blanc opulent et suave, fruité-banane crémeux en tête (Inde), facette indolée-animale et musquée en cœur, fond balsamique-coumarinique persistant remarquable.
Plus dense, plus suave et plus indolé que le sambac.
Usage moyen 0,25% dans le composé (Fraterworks). IFRA 51 cat.4 : max 0,35% dans le produit fini — contrainte sévère à calculer impérativement.
Substantivité exceptionnelle : >180h sur buvard. Coût matière ~4000–5000 €/kg — formuler depuis dilution 10% TEC recommandée.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Jasmin Grandiflorum Absolu introduit dans la colonne sèche du S1 une légère pression latérale d’une nature différente de celle du sambac — moins laiteuse, plus aérienne, avec une composante végétale-verte qui effleure le flanc de la structure sans chercher à l’épaissir. Le cédrol conserve son axe intégralement ; ce qui change, c’est la qualité de l’air autour de la colonne, légèrement chargé d’une présence florale distante.
→ Ce que le système révèle : Le S1 révèle d’emblée une différence fondamentale avec le sambac : le grandiflorum ne cherche pas immédiatement à ramollir la structure. Sa composante verte-jasminée s’articule avec la sécheresse du cédrol sans antagonisme frontal. L’ingrédient révèle une architecture plus élancée, moins centripète — une tendance à longer la colonne plutôt qu’à l’envelopper.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, l’absolu commence à déposer une chair florale sur la colonne, mais avec une économie que le sambac n’a pas. L’épaississement est réel mais contrôlé — le rapport entre hauteur et largeur du système reste favorable à la verticalité. Le farnesyl acetate entre en dialogue actif avec les composantes terpéniques du grandiflorum, créant une transition douce entre le socle et le fût floral.
→ Ce que le système révèle : Le S1 révèle la nature paradoxale du grandiflorum : c’est un floral de masse modérée à tendance axiale. Contrairement au sambac qui horizontalise, le grandiflorum à dose moyenne révèle une capacité à suivre la colonne, à l’habiller sans la déformer. Le système révèle un ingrédient à vocation structurante partielle — un floral qui accepte de s’inscrire dans une logique verticale.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le grandiflorum finit par envelopper la colonne d’une masse florale dense, mais la conversion n’est pas totale comme avec le sambac. Le cédrol reste perceptible comme axe fantôme sous la charge florale — la colonne est habillée mais non oblitérée. Une tension subsiste entre la verticalité résiduelle du squelette et la pression enveloppante de l’absolu.
→ Ce que le système révèle : Le S1 révèle qu’à saturation, le grandiflorum est un ingrédient à architecture bipolaire : il possède une pulsion massifiante réelle, mais conserve une compatibilité partielle avec la structure sèche. Ce n’est pas un destructeur de colonne — c’est un transformateur incomplet. Cette résistance à l’oblitération totale révèle une composante axiale intrinsèque que le sambac ne possède pas.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À trace, le Jasmin Grandiflorum Absolu se dépose sur la surface blanche du S2 avec une légèreté que le sambac n’a pas. Plutôt qu’une tache d’humidité, c’est une légère modification de la luminosité du plan — la surface reste blanche mais acquiert un léger voile floral translucide. Le phenoxyethyl isobutyrate et la rosone maintiennent leur diffusion ; le grandiflorum s’insère dans leurs espaces sans les perturber.
→ Ce que le système révèle : Le S2 révèle une affinité de surface élective et non-saturante : le grandiflorum à trace est un ingrédient de surface par excellence, mais d’une surface traversée plutôt que colonisée. Sa composante florale-indolique plus légère que celle du sambac lui permet de s’intégrer au plan diffusant sans en modifier la géométrie. L’ingrédient révèle une capacité naturelle à la co-existence planaire.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le grandiflorum enrichit la surface blanche d’une dimension florale complexe sans en briser l’homogénéité. Le plan s’épaissit légèrement, acquiert une texture florale-fruitée à sa surface, mais conserve sa logique horizontale. La rosone entre en résonance avec les composantes florales du grandiflorum, produisant une amplification qualitative plutôt que quantitative — la surface devient plus riche, non plus épaisse.
→ Ce que le système révèle : Le S2 révèle la grande compatibilité du grandiflorum avec les architectures de surface diffusante. L’ingrédient fonctionne ici comme un exhausteur de plan : il augmente la densité informationnelle de la surface sans en altérer la géométrie. Cela révèle un ingrédient à déploiement naturellement planaire, capable d’opérer dans une logique bidimensionnelle avec une efficacité architecturale remarquable.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le grandiflorum surcharge la surface blanche et commence à lui conférer une profondeur involontaire — non par stratification brutale, mais par accumulation de couches florales successives qui finissent par créer une épaisseur perceptible. La surface n’est plus un plan mais un volume très aplati, une dalle florale. Le benzyl alcohol disparaît sous la charge ; la rosone est partiellement occultée.
→ Ce que le système révèle : Le S2 révèle qu’à haute dose, le grandiflorum excède la logique planaire mais d’une manière plus ordonnée que le sambac — l’accumulation est stratifiée, presque architecturée. Cela révèle un ingrédient dont la surcharge reste lisible, dont la complexité propre structure même l’excès. C’est un ingrédient à haute densité informationnelle qui, même saturé, maintient une cohérence interne.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À trace, le Jasmin Grandiflorum Absolu entre dans le volume respirant du S3 avec une fluidité remarquable. Sa composante terpénique-florale s’intègre naturellement aux sesquiterpènes du système — farnesol, nerolidol, mefrosol — créant une continuité plutôt qu’une discontinuité. Le volume ne se densifie pas localement ; au contraire, l’ingrédient semble se dissoudre dans l’espace ouvert, ajoutant une dimension florale sans en modifier la respiration.
→ Ce que le système révèle : Le S3 révèle une compatibilité architecturale profonde entre le grandiflorum et les espaces ouverts. L’ingrédient révèle une miscibilité terpénique naturelle — sa structure moléculaire partage des affinités avec les composants du volume. C’est un floral qui sait habiter le vide sans le refermer, ce qui le distingue fondamentalement du sambac et révèle une architecture moléculaire plus aérée.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le grandiflorum commence à imprimer une présence plus affirmée dans le volume sans pour autant le comprimer. Des zones de légère densification florale apparaissent, mais les interfaces restent floues et perméables. Le nerolidol entre en dialogue actif avec les composantes vertes-jasminées de l’absolu, créant une transition naturelle entre le végétal et l’aérien. Le volume respire toujours, mais sa respiration est maintenant colorée, parfumée.
→ Ce que le système révèle : Le S3 révèle la dimension aérienne du grandiflorum — sa capacité à exister dans un espace ouvert sans le coloniser. L’ingrédient révèle un équilibre entre présence florale et miscibilité spatiale que peu de floraux possèdent. Ce comportement révèle une architecture interne faite d’interfaces — des zones de transition entre registres qui correspondent naturellement à la logique du S3.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le grandiflorum comprime le volume du S3, mais avec une différence qualitative notable par rapport au sambac : la compression est plus progressive, plus stratifiée. Le volume se referme par couches successives plutôt que par accumulation brutale. Le farnesol reste partiellement actif comme liant périphérique ; le nerolidol est absorbé mais laisse une trace de légèreté résiduelle dans la masse florale.
→ Ce que le système révèle : Le S3 révèle qu’à haute dose, le grandiflorum est également un ingrédient à tendance condensatrice — mais d’une condensation plus architecturée, plus respectueuse de la logique du volume. L’ingrédient révèle une dualité : il est à la fois un ingrédient de l’espace (à faibles doses) et un ingrédient de la masse (à hautes doses), avec une transition entre ces deux états plus lisible et plus graduelle que celle du sambac.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À trace, le Jasmin Grandiflorum Absolu se pose sur le fond sombre du S4 et crée une interface légèrement lumineuse — mais d’une luminosité plus froide, plus végétale que celle du sambac. L’Ysamber K absorbe partiellement l’apport, mais une fraction de la dimension florale-verte résiste et maintient une présence de surface discrète. La sclareolide entre en contact avec la composante laiteuse du grandiflorum, créant une micro-zone de résonance.
→ Ce que le système révèle : Le S4 révèle que le grandiflorum résiste à l’absorption avec une logique différente du sambac : c’est sa composante végétale-verte qui assure la résistance, et non sa densité cireuse. L’ingrédient révèle une structure à registre étendu — du vert végétal au lacté — ce qui lui confère plusieurs niveaux d’interaction avec le fond, certains absorbés, d’autres résistants.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le grandiflorum négocie avec le fond sombre en déposant une couche florale stratifiée. La composante verte est absorbée en premier par le myroxyde ; la composante florale-laiteuse résiste davantage et forme une interface semi-stable entre la masse sombre et la surface. Une stratification émergente est perceptible : fond absorbant en bas, couche florale résistante au-dessus, interface de négociation entre les deux.
→ Ce que le système révèle : Le S4 révèle la richesse stratigraphique du grandiflorum. L’ingrédient ne se comporte pas comme une entité homogène face à l’absorption — il se fragmente selon les affinités de ses composants avec les éléments du fond. Cela révèle une architecture interne feuilletée, à plusieurs registres volatils, dont chacun réagit différemment à la logique absorbante du S4.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le grandiflorum s’ancre profondément dans le fond sombre et opère une hybridation complexe. Contrairement au sambac qui fusionne par masse, le grandiflorum fusionne par stratification — plusieurs couches de l’absolu s’enfoncent à des profondeurs différentes dans le fond, créant une structure interne feuilletée et sombre-florale d’une grande complexité architecturale. L’Ysamber K est partiellement reconfiguré par la présence massive de l’absolu.
→ Ce que le système révèle : Le S4 révèle qu’à haute dose, le grandiflorum est un ingrédient à affinité profonde avec les fonds absorbants — mais d’une affinité structurée, non totale. Il révèle une capacité à s’inscrire dans la masse sombre tout en maintenant une lisibilité interne. C’est un ingrédient de fond complexe, capable d’exister dans les registres bas sans perdre son architecture propre, ce qui le distingue nettement du sambac dont la fusion avec le fond est totale et indifférenciée.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À trace, le Jasmin Grandiflorum Absolu approche l’arête tendue du S5 avec une légèreté qui ne déclenche pas immédiatement le phénomène d’enveloppement observé avec le sambac. La tension du sandela et du magnolane reste intacte ; l’ingrédient semble longer l’arête plutôt que de l’attaquer. Une légère modulation de la qualité de la tension est perceptible — moins sèche, légèrement fleurie — mais la structure linéaire tient.
→ Ce que le système révèle : Le S5 révèle une relation plus nuancée entre le grandiflorum et la logique tensionnelle que celle du sambac. L’ingrédient révèle une capacité partielle à coexister avec une arête — ce qui suggère une composante linéaire ou au moins non-exclusivement sphérique dans son architecture. Le système révèle un floral capable d’une certaine retenue, d’une modulation sans oblitération.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le grandiflorum commence à modifier l’arête du S5 de manière qualitative plutôt que quantitative. La tension ne disparaît pas — elle change de nature : de sèche-boisée, elle devient florale-tendue, une catégorie hybride où l’arête subsiste mais est chargée d’une présence florale qui en modifie le caractère sans en annuler la fonction. Le magnolane conserve sa mobilité ; le sandela voit son axe légèrement assoupli mais non rompu.
→ Ce que le système révèle : Le S5 révèle que le grandiflorum est capable d’un geste architectural rare : la modulation de la tension sans sa résolution. L’ingrédient ne cherche pas à envelopper l’arête — il cherche à l’habiter. Cette capacité révèle une compatibilité structurale partielle avec les logiques tendues, absente chez le sambac. L’ingrédient révèle une dimension linéaire latente, activable dans les bons environnements.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le grandiflorum finit par résoudre la tension du S5 — mais le processus est plus lent et plus lisible que celui du sambac. L’arête résiste plus longtemps, et la conversion finale — de la tension vers l’enveloppement floral — garde une trace de la structure initiale. Le sandela persiste comme un souvenir de ligne sous la masse florale ; le magnolane maintient une légèreté résiduelle en surface qui préserve une sensation de contraste même dans la saturation.
→ Ce que le système révèle : Le S5 révèle qu’à haute dose, le grandiflorum est également un résolveur de tensions — mais d’une résolution partielle et archivante. L’ingrédient ne détruit pas l’arête sans laisser de trace : il l’absorbe en conservant son empreinte. Cela révèle une architecture fondamentalement plus respectueuse des structures préexistantes que le sambac — un floral à mémoire architecturale, capable d’intégrer la logique du contexte dans sa propre expansion.
Les matières très épicées-camphrées (eugénol fort, camphre, menthol) détruisent immédiatement l’opulence florale et créent une dissonance médico-florale difficile à résoudre.
Les notes très fraîches-aquatiques (Calone, dihydromyrcénol en excès) s’opposent frontalement à la densité du grandiflorum — les deux registres sont architecturalement incompatibles.
Stabilité à surveiller : les esters sont sujets à formation d’acides après macération prolongée — noter la date d’ouverture, DLC 18–24 mois recommandée.
Problèmes de solubilité en EdT (<70% alcool) liés aux cires résiduelles — toujours tester avant formulation finale. »
Avec la rose absolue (Rosa centifolia ou damascena), la dyade jasmin-rose constitue le coeur floral blanc de référence de toute la parfumerie classique — Jacques Polge (Chanel) : ‘il n’y a pas de grand parfum sans jasmin’. Les deux matières se complètent sans redondance : la rose apporte la géométrie, le jasmin la chaleur indolée.
Avec l’ylang-ylang HE, la dimension crémeuse-florale s’amplifie vers un accord floral tropical opulent — triade No.5 adjacente.
Avec l’Hedione (dihydrojasmonate de méthyle), la transparence du synthétique allège la densité de l’absolu — l’Hedione projette ce que le grandiflorum densifie, accord jasmin contemporain à deux dimensions.
Avec le santal Mysore ou le cèdre Atlas, les esters du grandiflorum s’ancrent dans le boisé pour une persistance démultipliée.
La limite IFRA 51 cat.4 à 0,35% dans le produit fini est la contrainte principale et non négociable — calculer impérativement depuis le COA du lot.
En pratique, le seuil overdose est atteint très rapidement : au-delà de 0,4% dans le concentré (selon dilution finale), la richesse indolée-animale devient écrasante et narcotique.
Fraterworks note paradoxalement que ‘les overdoses sont efficaces et incroyablement belles’ dans les compositions orientales denses — mais toujours en restant sous la limite IFRA réglementaire.
La substantivité >180h rend l’accord extrêmement tenace, ce qui amplifie l’effet d’overdose dans le temps.
Dyade florale fondatrice : Jasmin Grandiflorum + Rose Absolue → coeur floral blanc de référence classique, base de toute la parfumerie française traditionnelle.
Dyade jasmin contemporain : Jasmin Grandiflorum + Hedione → jasmin opaque-transparent à deux dimensions, légèreté + profondeur.
Triade No.5 adjacente : Jasmin Grandiflorum + Ylang-ylang + Aldéhydes C11-C12 → accord floral aldéhydique opulent, archétype de la parfumerie française classique.
Triade oriental floral : Jasmin Grandiflorum + Santal Mysore + Fève Tonka → fond oriental floral-boisé-doux d’une profondeur et persistance exceptionnelles.
Plus opulent, plus suave, plus indolé et plus persistant que le jasmin sambac — le grandiflorum est le jasmin de la grande parfumerie classique française depuis plus de 100 ans. Différence clé : le grandiflorum contient davantage d’indole et de cis-jasmone, moins de farnésène — donc plus chaud-animal, moins vert-thé. Variabilité origine importante : Grasse (plus floral-délicat, le plus cher), Égypte (plus fruité-suave), Inde (plus opulent-banane-indolé, référence Mane Gold). Deux CAS en circulation : 8022-96-6 (standard, Good Scents) et 84776-64-7 (EINECS) — même matière. Contrainte IFRA cat.4 beaucoup plus sévère que le sambac (0,35% vs 3,8%) — écart de facteur 10 qui conditionne radicalement l’usage formulatoire. Usage documenté fondateur : Chanel No.5 (1921, Ernest Beaux), Joy (Patou, 1930), Shalimar (Guerlain, 1925) — les trois parfums les plus emblématiques du XXe siècle contiennent tous du jasmin grandiflorum.