Estragon

cas:

8016-88-4

Synonyme:
fonction / vecteur:
fonction dominante:

Liant

vecteur dominant:

Horizontal

Seuils:
seuil_trace %:

0,01000

seuil bas %:

0,03000

seuil moyen %:

0,08000

seuil haut %:

0,20

seuil très haut %:

0,50

seuil overdose %:

1,20

fonction trace:

Liant

fonction bas:

Liant

fonction moyen:

Coeur

fonction haut:

Accent

fonction très haut:

Accent

fonction Overdose

Colonne

vecteur trace:

Enveloppant

Vecteur bas:

Horizontal

Vecteur Moyen:

Horizontal

Vecteur Haut

Projeté

Vecteur Très Haut

Projeté

Vecteur Overdose

Vertical

Axes sensoriels (0–5)

Géométrie

Vertical<-> horizontal :

1

rond <-> pointu:

2

texture

sec <-> humide:

-1

mineral <-> gras:

-2

lisse <-> grain:

1

lumière & goût:

sombre <-> clair:

2

amer <-> sucre:

1

temps & energie

durée:

2

intensité:

3

silence <-> vibration:

2

rôle:

Huile essentielle obtenue par distillation à la vapeur des parties aériennes de l’estragon français (Artemisia dracunculus, Astéracées), dominée par l’estragole (méthyl chavicol, 68-84%), avec sabinène, limonène, béta-ocimène et traces de méthyleugénol et d’anéthol. Profil vert-épicé, anisé-doux, avec une facette céleri caractéristique absente du basilic ou de l’anis, et une douceur fenouil-réglisse en fond. Production mondiale extrêmement limitée (quelques tonnes par an), utilisée exclusivement en trace en parfumerie fine, où elle apporte une complexité aromatique verte difficile à obtenir autrement, notamment en association avec le galbanum et la feuille de violette dans les constructions vertes.

Comportement architectural

systemes
annulations
Cartographie Annulations

S’annule au contact des notes très sucrées-gourmandes qui absorbent sa verdeur caractéristique ; peut être neutralisé par les muscs blancs qui lissent sa facette céleri-piquante ; contraste avec les bois ronds et chauds qui tendent à masquer sa fraîcheur anisée-verte si elle n’est pas dosée avec précision.

Emergences

À dose infime, seule une complexité verte-aromatique diffuse émerge, sans identité estragon reconnaissable, servant à lier et enrichir un accord galbanum-violette ; passé le seuil moyen, la facette céleri-anisée devient nette et identifiable ; à dose haute, le méthyleugénol résiduel et l’estragole dominant peuvent faire basculer le profil vers une verdeur piquante presque médicinale.

Overdose

Un usage au-delà du seuil très haut est en pratique verrouillé par la réglementation IFRA sur l’estragole, qui limite fortement la teneur en catégorie 4 ; architecturalement, un tel dosage transformerait l’huile en colonne verte-anisée dominante, mais cet usage relève de la parfumerie fonctionnelle plutôt que de la parfumerie fine sur peau, la rareté et le coût de la matière rendant de toute façon un tel dosage peu réaliste économiquement.

risques
Points de bascule
dyades / triades

Dyade avec le galbanum pour une verdeur complexe et sophistiquée ; dyade avec la feuille de violette pour une facette verte-poudrée nuancée d’anis ; triade fougère aromatique avec la lavande et le basilic pour une ouverture herbacée-fraîche ; triade chypre verte avec la bergamote et le vétiver.

protocoles
comparaison

À comparer au basilic type méthyl chavicol (CAS 8015-73-4), chimiquement très proche par sa richesse en estragole mais plus anisé-camphré et moins céleri-vert que l’estragon ; à comparer à l’anis vert (CAS 8007-70-3) et à l’anéthol isolé (CAS 4180-23-8), dont la douceur sucrée-réglisse est ici tempérée par une verdeur herbacée-céleri propre à l’estragon ; à distinguer des autres armoises (absinthe, génépi) qui relèvent du chémotype thuyone-cinéole plutôt que du chémotype phénylpropanique de l’estragon.