Celery Ketone

cas:

3720-16-9

Synonyme:

Livescone (Givaudan)

fonction / vecteur:
fonction dominante:

Accent

vecteur dominant:

Projeté

Seuils:
seuil_trace %:

0

seuil bas %:

0,02000

seuil moyen %:

0,10000

seuil haut %:

0,30

seuil très haut %:

0,60

seuil overdose %:

0

fonction trace:

Liant

fonction bas:

Accent

fonction moyen:

Accent

fonction haut:

Coeur

fonction très haut:

Colonne

fonction Overdose

Colonne

vecteur trace:

Projeté

Vecteur bas:

Projeté

Vecteur Moyen:

Projeté

Vecteur Haut

Vertical

Vecteur Très Haut

Vertical

Vecteur Overdose

Vertical

Axes sensoriels (0–5)

Géométrie

Vertical<-> horizontal :

3

rond <-> pointu:

4

texture

sec <-> humide:

-2

mineral <-> gras:

-2

lisse <-> grain:

3

lumière & goût:

sombre <-> clair:

1

amer <-> sucre:

-3

temps & energie

durée:

2

intensité:

4

silence <-> vibration:

3

rôle:

Cétone cyclique (3-méthyl-5-propyl-2-cyclohexén-1-one), connue aussi sous le nom commercial Livescone (Givaudan).

Liquide jaune pâle à odeur verte-herbacée intense évoquant le céleri frais, la livèche et le cumin, avec des sous-facettes boisées-épicées et une nuance réglisse.

Puissance olfactive forte, usage en modificateur de note de tête dans les chypres aldéhydiques et fougères. Substantivité 48h.

FEMA 3577, approuvé arôme alimentaire, non restreint IFRA. Doses d’usage très basses en parfumerie fine — la matière est tranchante et directionnelle.

 

Comportement architectural
systemes

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Celery Ketone introduit dans la colonne sèche une inflexion aromatique-végétale d’une précision chirurgicale. Il ne gonfle pas la colonne — il en révèle le creux, comme si la verticalité osseuse du cédrol recevait soudainement une intériorité. L’effet est celui d’un filet d’air humide traversant une structure sèche : la colonne reste nue mais elle n’est plus inerte. Le farnesyl acétate, dans sa fonction de soutien muet, semble légèrement activé — sa discrétion est mise en relief par le contraste avec la présence végétale de l’ingrédient.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone est un ingrédient à comportement pénétrant dans les structures verticales sèches. Il ne s’appuie pas sur la colonne — il la traverse. Cette capacité de pénétration sans épaississement signale un ingrédient à haute diffusivité architecturale, capable d’animer une structure sans en modifier les dimensions.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Celery Ketone commence à incarner la colonne d’une manière plus affirmée. La verticalité sèche du cédrol reçoit une chair végétale tendue, légèrement humide, qui lui confère une présence nouvelle sans l’alourdir. L’axe vertical est maintenu et même renforcé — le Celery Ketone ne l’habille pas de manière enveloppante mais le prolonge vers le haut, donnant à la colonne une élévation supplémentaire, comme si elle gagnait quelques centimètres. La fonction du farnesyl acétate est partiellement absorbée mais sa structure de soutien reste lisible en arrière-plan.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle une propriété remarquable : le Celery Ketone est un ingrédient amplificateur de verticalité. Dans les structures sèches, il ne cherche pas l’horizontalité ni l’expansion volumétrique — il accentue l’axe directeur du système. C’est un ingrédient naturellement aligné sur les architectures en colonne.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la présence végétale-aromatique du Celery Ketone sature la colonne et la fait basculer vers une verticalité chargée, presque oppressive. La sécheresse du cédrol est entièrement recouverte par une masse verte-humide qui transforme le squelette en tige végétale compressée. Le système perd son caractère osseuse — il devient une structure organique dense, rigide mais vivante. Le farnesyl acétate est complètement neutralisé dans sa fonction.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone à haute dose est un ingrédient de substitution structurale — il ne complète pas la colonne, il la remplace par sa propre architecture végétale. Cela indique une matière à fort caractère directeur qui doit être maintenue dans des proportions contrôlées pour coexister avec des structures sèches existantes.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Celery Ketone effleure la surface blanche avec une discrétion remarquable. Il dépose sur le plan horizontal une micro-inflexion végétale-aqueuse qui ne rompt pas la cohérence du plan mais en modifie imperceptiblement la température perceptive — la surface semble légèrement plus froide, plus minérale. Le rosone conserve sa diffusion florale intacte, le phenoxy éthyl isobutyrate maintient sa fonction de liant de surface. L’ingrédient se comporte comme une condensation légère sur une vitre — présent mais non perturbateur.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone est capable, à trace, de se déposer sur une surface lisse sans en altérer la structure. Ce comportement de dépôt léger signale une miscibilité partielle avec les systèmes de surface diffusants — il peut coexister avec des plans floraux sans les fracturer, à condition que sa dose reste infime.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Celery Ketone commence à requalifier la surface blanche de manière significative. Le plan floral-lisse reçoit une texture végétale-humide qui introduit un contraste de registre : là où la surface était uniformément douce et diffusante, elle devient localement tendue, légèrement âpre, comme du papier blanc froissé. Le benzyl alcohol perd partiellement sa neutralité — il semble plus lourd, moins aérien. La diffusion du système est légèrement comprimée dans les zones d’intersection avec l’ingrédient.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone, à dose intermédiaire, est un agent de texturation de surface plutôt que de coloration. Il n’ajoute pas une teinte au plan — il en modifie le grain. Cette propriété est architecturalement précieuse dans les contextes où l’on cherche à introduire une résistance perceptive dans une surface trop lisse.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Celery Ketone envahit le plan horizontal avec une masse végétale-aromatique qui en détruit la cohérence planaire. La surface blanche est segmentée, déstructurée — le rosone et le phenoxy éthyl isobutyrate ne parviennent plus à maintenir la continuité du plan. L’effet est celui d’une surface fissurée, traversée par une présence végétale incompatible avec la logique horizontale-diffusante du système.
→ Ce que le système révèle : Le système confirme que le Celery Ketone est structurellement incompatible avec les architectures de surface pure à dose élevée. Sa directionnalité verticale et sa densité aromatique s’opposent fondamentalement à la logique horizontale-diffusante du S2. Il ne peut opérer dans ce système qu’à titre d’accent trace.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Celery Ketone introduit dans le volume respirant un fil végétal tendu, comme une ligne droite dans un espace de courbes. Le farnesol et le nerolidol maintiennent leurs interfaces floues et aériennes, mais le volume acquiert un axe perceptif discret — une direction interne qui n’existait pas. Le mefrosol continue d’assurer la respiration spatiale. L’ingrédient ne condense pas l’espace — il le traverse d’une intention directionnelle.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle une propriété architecturalement rare : le Celery Ketone est capable d’introduire de la directionnalité dans un volume sans bords. Il fonctionne comme un vecteur dans l’espace ouvert — non pas un point d’ancrage, mais une ligne de force. Cela en fait un ingrédient potentiellement structurant dans les volumes qui manquent de direction interne.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, la ligne végétale du Celery Ketone gagne en épaisseur et commence à organiser le volume autour d’elle. Les interfaces floues entre farnesol et nerolidol ne disparaissent pas mais elles se repositionnent — elles semblent gravitées autour de l’axe végétal que l’ingrédient a instauré. Le volume respirant devient ainsi orienté, presque architectural dans sa nouvelle organisation interne. Le mefrosol perd légèrement de sa liberté spatiale.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone est un ingrédient organisateur de volume à dose moyenne. Il impose une logique interne à un espace qui en était dépourvu, sans pour autant le fermer ou le comprimer. C’est un comportement caractéristique des ingrédients à forte identité directionnelle qui peuvent servir d’épine dorsale dans les architectures volumétriques ouvertes.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Celery Ketone comprime le volume respirant autour de son axe végétal. L’espace ouvert se contracte — les interfaces floues sont absorbées dans la masse aromatique de l’ingrédient, le farnesol et le nerolidol perdent leur fonction d’expansion spatiale. Le volume n’est plus respirant : il est colonisé par une présence végétale dense qui en efface les bords flous au profit d’une structure centrale rigide.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone à haute dose est anti-volumétrique de manière spécifique — non par effondrement de masse comme d’autres ingrédients lourds, mais par substitution de logique : il remplace l’expansion spatiale par une directionnalité rigide. Le volume perd sa respiration non pas parce qu’il est écrasé, mais parce qu’il est redéfini selon un axe unique.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Celery Ketone entre dans le fond sombre avec une discordance légère mais perceptible. La masse basse de l’Ysamber K et l’ombre du myroxyde reçoivent un signal végétal-aqueux qui contraste avec leur abstraction — comme une herbe qui aurait poussé dans une cave. Le sclareolide maintient sa fonction fixante sans modification. L’ingrédient ne s’intègre pas dans le fond — il flotte légèrement au-dessus, maintenu par sa propre légèreté relative face à la densité du système.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle une incompatibilité de registre entre le Celery Ketone et les architectures de fond sombre absolu. L’ingrédient résiste à l’absorption non pas par force mais par nature : sa directionnalité végétale-ascendante s’oppose structurellement à la logique descendante-fixante du S4. Il reste en surface du fond plutôt que de s’y fondre.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le contraste entre l’ingrédient et le fond devient un événement perceptif à part entière. La masse sombre de l’Ysamber K et du myroxyde est traversée par une présence végétale qui crée une stratification inattendue : un registre concret, vert, tendu, émerge au-dessus du fond abstrait. Ce n’est pas une intégration — c’est une coexistence par contraste. La tension entre les deux registres est perceptivement productive.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone peut fonctionner comme un agent de contraste dans les fonds sombres — non pas pour s’y intégrer mais pour en révéler la profondeur par opposition. Sa présence végétale rend visible l’abstraction du fond en créant un référentiel de comparaison. C’est un usage architectural précis et intentionnel, non une compatibilité naturelle.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Celery Ketone entre en conflit ouvert avec le fond sombre. Sa masse aromatique végétale-dense cherche à occuper l’espace du fond sans pouvoir l’absorber ni en être absorbée. Les deux masses — l’une abstraite-fixante, l’autre concrète-végétale — coexistent en opposition non résolue. Le système perd sa cohérence : il n’est plus un fond sombre mais un espace de collision entre deux architectures incompatibles.
→ Ce que le système révèle : Le système confirme que le Celery Ketone à haute dose est fondamentalement antinomique avec les architectures de masse fixante-absorbante. Sa résistance à l’absorption est totale — il ne peut pas être assimilé par le fond, ni en prendre le contrôle. Cela le définit comme un ingrédient à exclure des compositions à dominante de fond absolu, sauf à des doses trace calculées pour le seul effet de contraste.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Celery Ketone interagit avec l’arête tendue du sandela-magnolane d’une manière architecturalement intéressante. Il introduit une légère humidité végétale à la base de la tension, qui affine l’arête plutôt qu’elle ne l’émousse — comme si une surface légèrement mouillée devenait plus réfléchissante. La tension du système gagne une qualité légèrement tranchante, plus définie. Le sandela maintient son registre boisé-lacté, le magnolane conserve sa fonction d’arête douce, mais l’ensemble semble plus net dans sa définition.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone est un affûteur d’arête à dose trace. Sa directionnalité végétale résonne avec la tension du système S5 en en précisant le contour. C’est un comportement architecturalement précieux — l’ingrédient agit comme un révélateur de la structure tendue sans en modifier la nature.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le Celery Ketone commence à générer sa propre tension au sein du système. L’arête douce du sandela-magnolane se dédouble perceptivement : il y a désormais la tension originelle boisée-lactée et une nouvelle tension végétale-ascendante créée par l’ingrédient. Ces deux tensions coexistent en un accord de structure, créant un système bi-axial où deux arêtes de nature différente se renforcent mutuellement par contraste de registre.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone est lui-même un ingrédient de tension — il ne se contente pas de répondre à une architecture tendue, il en crée une propre. Cette propriété de génération de tension endogène en fait un matériau architecturalement puissant dans les contextes S5, à condition que les deux tensions soient harmonisées dans leur intensité relative.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le Celery Ketone sature le système d’une tension végétale qui finit par dominer l’arête douce du sandela-magnolane. Le magnolane est partiellement neutralisé dans sa fonction d’arête, le sandela résiste mais ne peut maintenir la définition de la structure tendue originelle. Le système bascule vers une tension unique, monolithique, végétale-ascendante, qui remplace l’architecture bi-matière du S5 par une présence directionnelle unique.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que le Celery Ketone à haute dose est un ingrédient de tension dominateur — il ne partage pas l’espace architectural avec d’autres générateurs de tension mais cherche à en prendre le contrôle. Sa directionnalité est trop affirmée pour coexister en équilibre avec des architectures tendues subtiles. Il doit être maintenu en dessous d’un seuil de domination précis pour rester un partenaire architectural plutôt qu’un élément de substitution.

annulations
Cartographie Annulations

Les matières très sucrées (éthyl maltol, vanilline, Levistamel) neutralisent immédiatement la lecture végétale en écrasant la facette amère-verte.
Les notes florales trop poudreuses (héliotropine, anisyl alcohol en excès) domestiquent le caractère sauvage et perdent la signature celeri.
Les agrumes frais peuvent concurrencer la projeté verte mais sans annuler — risque de cacophonie de ‘fraîcheurs’ incompatibles à dose haute.
L’ambre et les résines lourdes enterrent la note de tête et la rendent inaudible.

Emergences

Associé au jasmin (absolu ou Hedione), la facette légume-vert du céleri ketone naturalise l’accord floral en créant une impression de tige verte fraîchement coupée — effet sève très convaincant.
Avec le basilic et l’estragon (huile essentielle), forme un trio herbacé anisé cohérent à grande lisibilité végétale.
Dans un chypre aldéhydique (aldéhydes C11-C12 + mousse de chêne), apporte la touche de légume sauvage qui ancre la composition dans un registre organique-terreux sophistiqué à la Mitsouko.
Avec le cis-jasmone, la dimension céleri se renforce par résonance structurale des deux cyclopenténones.

Overdose

Au-delà de 1%, le profil bascule sans retour vers une note de légume cuit écœurante, rappelant la soupe de légumes industrielle.
La dimension épicée-boisée est occultée par l’effet légume aqueux.
Dans les compositions florales, provoque une rupture totale de l’accord.
Matière qui ne supporte pas l’excès — son identité très marquée devient un défaut rédhibitoire si on sort de la plage d’usage.
Point de bascule perceptif dès 0.7–0.8% pour un nez non habitué.

risques
Points de bascule

Point de bascule perceptif dès 0.7–0.8% pour un nez non habitué.

dyades / triades

Dyade signature : Celery Ketone + Hedione → jasmin à tiges vertes, accord floral végétal très naturel, crédibilité botanique immédiate.
Dyade épicée-verte : Celery Ketone + Cardamome EO → tension herbes fraîches / épices chaudes, excellent modificateur de fougère aromatique.
Triade chypre vert : Celery Ketone + Aldéhyde C12 MNA + Mousse de chêne → note de tête verte-sauvage pour chypre classique.
Triade lovage synthétique : Celery Ketone + Cis-jasmone + Dihydrocoumarin → accord lovage-fougère convaincant sans recours à l’absolu naturel coûteux.

protocoles
comparaison

Profil plus sec et plus minéral que la livèche absolue naturelle, qui est plus ronde, plus terreuse et plus complexe.

Plus végétal et moins sucré que le Levistamel avec lequel il partage la facette céleri/fenugrec — les deux sont complémentaires (Levistamel apporte le caramel, Celery Ketone la verdeur).

Distinct du cis-jasmone (famille cyclopenténone voisine) qui est plus floral et moins tranchant.

Moins cumin que le cuminaldéhyde, plus frais et moins épicé.

Cousin structural de la méthyl ionone mais sans parenté olfactive — l’axe végétal-vert les oppose radicalement.