Methyl Chavicol (Estragole)

cas:

140-67-0

Synonyme:
fonction / vecteur:
fonction dominante:

Accent

vecteur dominant:

Projeté

Seuils:
seuil_trace %:

0,00200

seuil bas %:

0,00500

seuil moyen %:

0,01000

seuil haut %:

0,03

seuil très haut %:

0,08

seuil overdose %:

0,20

fonction trace:

Liant

fonction bas:

Accent

fonction moyen:

Coeur

fonction haut:

Coeur

fonction très haut:

Accent

fonction Overdose

Colonne

vecteur trace:

Projeté

Vecteur bas:

Projeté

Vecteur Moyen:

Horizontal

Vecteur Haut

Horizontal

Vecteur Très Haut

Vertical

Vecteur Overdose

Vertical

Axes sensoriels (0–5)

Géométrie

Vertical<-> horizontal :

-2

rond <-> pointu:

3

texture

sec <-> humide:

-1

mineral <-> gras:

-1

lisse <-> grain:

1

lumière & goût:

sombre <-> clair:

1

amer <-> sucre:

1

temps & energie

durée:

1

intensité:

3

silence <-> vibration:

3

rôle:

Phénylpropène (4-allylanisole, C10H12O), isolé ou synthétisé, composant majoritaire naturel de l’estragon, du basilic type méthyl chavicol, du fenouil et de l’anis. Odeur verte-anisée, herbacée, à la pungence proche de la feuille d’estragon fraîche mâchée, avec une attaque légèrement camphrée qui s’adoucit vers un cœur réglisse-vert ; plus herbacé et moins purement sucré que l’anéthol, moins rond que l’anisaldéhyde. Utilisé en très faible quantité dans les fragrances masculines pour apporter un effet sucré-vert économique, alternative moins coûteuse à l’anéthol. Matériau soumis à une restriction IFRA sévère (norme dédiée, 51e amendement) du fait de sa génotoxicité suspectée, limitant drastiquement son usage en catégorie 4 à des niveaux de trace.

Comportement architectural

systemes
annulations
Cartographie Annulations

S’annule au contact des notes rondes très sucrées (vanille, benjoin) qui masquent sa verdeur pungente ; peut être neutralisé par des muscs blancs propres qui atténuent son bord camphré sans effacer la douceur anisée ; contraste nettement avec les floraux blancs délicats, qu’il peut verdir de façon indésirable si mal dosé.

Emergences

À dose infime, une sucrosité verte discrète émerge sans identité propre, liant les facettes anisées d’un accord ; passé le seuil bas, la pungence herbacée-camphrée caractéristique de l’estragon devient nette et identifiable ; à dose plus élevée, la facette camphrée peut s’intensifier au détriment de la douceur réglisse initiale, rapprochant le profil du basilic exotique brut.

Overdose

La norme IFRA dédiée à l’estragole restreint ce matériau à des niveaux de trace en catégorie 4 (de l’ordre de quelques centièmes de pourcent), rendant tout usage au-delà du seuil très haut irréaliste en parfumerie fine sur peau ; architecturalement, un tel dosage en ferait un axe vert-anisé dominant et pénétrant, mais cet usage relève de la parfumerie fonctionnelle non exposée à la peau.

risques
Points de bascule
dyades / triades

Dyade avec l’anéthol pour moduler et alléger la lourdeur sucrée-réglisse de ce dernier à moindre coût ; dyade avec la lavande dans les structures fougère masculines ; triade aromatique avec le basilic et la bergamote pour une ouverture fraîche-herbacée ; triade chypre verte avec le galbanum et la mousse de chêne.

protocoles
comparaison

À comparer directement à l’anéthol isolé (CAS 4180-23-8), son isomère structural proche, plus sucré-réglisse, plus rond et beaucoup moins restreint réglementairement ; à comparer aux huiles naturelles qui le contiennent majoritairement, le basilic type méthyl chavicol (CAS 8015-73-4) et l’estragon (CAS 8016-88-4), dont il constitue le principe odorant actif isolé, sans les co-constituants terpéniques qui adoucissent et complexifient le profil de ces huiles entières.