91770-14-8
Coeur
Projeté
0
0,10000
0,50000
1,50
3
0
Liant
Halo
Coeur
Coeur
Colonne
Colonne
Horizontal
Projeté
Projeté
Projeté
Vertical
Vertical
2
-1
2
-1
1
3
2
0
0
3
Absolue naturelle extraite par solvant des fleurs fraîches de Jasminum sambac (L.) Aiton (Oleaceae), majoritairement cultivé en Inde. Liquide brun ambré à brun rougeâtre, mobile. CAS principaux : 91770-14-8 / 1034798-23-6 (les deux circulent selon les bases de données). Composition GC/MS : acétate de benzyle (dominant), linalol, benzoate de benzyle, cis-3-hexényl benzoate (facette verte), alcool benzylique, indole (trace), méthyl anthranilate (trace), farnésène (facette verte distinctive vs grandiflorum). Profil olfactif : floral blanc brillant-vert en tête, note thé-jasmin très caractéristique, facettes fruitées et mielleuses en coeur, fond balsamique doux légèrement indolé. Plus vert, plus frais, plus rustique et moins indolé que le grandiflorum. Variabilité saisonnière forte : lot printemps = plus vert-frais, lot automne = plus indolé-dense. IFRA 51 cat.4 : max 3,8% dans le produit fini. Allergènes EU déclarables : linalol, benzyl alcool, anthranilate de méthyle (selon lot et concentration). Rendement <0,1% sur fleur fraîche — matière précieuse.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, le Jasmin Sambac Absolu dépose une pellicule légèrement grasse sur la colonne sèche du S1, sans en altérer la verticalité. La structure osseuse reste lisible, mais une légère pression latérale s’exerce sur ses flancs — comme une condensation humide sur une surface froide. Le cédrol conserve son axe, mais perd une fraction de son aridité.
→ Ce que le système révèle : Le S1 révèle d’emblée la nature indurante du sambac : même à trace, il ne se contente pas d’habiter la structure — il tente de la ramollir. Sa composante laiteuse-indolique cherche un appui charnel là où la colonne ne propose qu’os. L’ingrédient révèle une tendance centripète, une attraction vers la masse plutôt que vers l’axe.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, l’absolu commence à envelopper la colonne plutôt qu’à simplement l’effleurer. Une masse florale de densité moyenne s’accumule autour du fût vertical, créant un épaississement charnel qui modifie le rapport entre hauteur et largeur du système. Le farnesyl acetate, désormais partiellemement occlus, perd sa neutralité et devient socle de l’expansion latérale du sambac.
→ Ce que le système révèle : Le S1 révèle une architecture à double registre : le sambac possède à la fois une composante axiale résiduelle — il ne détruit pas la colonne — et une forte pulsion horizontalisante. Le système montre que l’ingrédient n’est pas un destructeur de structure mais un transformateur de proportion : il élargit ce qu’il touche sans l’abattre.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la colonne du S1 disparaît sous une masse florale-indolique compacte. La verticalité est absorbée dans un volume épais, quasi-sphérique, où le cédrol ne subsiste que comme une armature fantôme à peine perceptible. L’ingrédient a effectué une conversion architecturale complète : du squelette vertical à la masse enveloppante.
→ Ce que le système révèle : Le S1 révèle la puissance d’accumulation du sambac et son tropisme fondamental pour la masse plutôt que pour la ligne. À saturation, l’ingrédient révèle une incompatibilité partielle avec les architectures sèches : il les colonise et les oblitère. C’est un ingrédient à dominante centripète-massique, incapable de cohabiter passivement avec une structure osseuse sans la recouvrir.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À trace, le Jasmin Sambac Absolu introduit une légère perturbation chromatique dans la surface blanche du S2. Le plan horizontal reste intact, mais une zone de légère densification apparaît — comme une tache d’humidité sur du papier blanc. La rosone et le phenoxyethyl isobutyrate maintiennent leur diffusion, mais l’espace entre leurs molécules commence à se charger.
→ Ce que le système révèle : Le S2 révèle une affinité de surface marquée : le sambac, même à dose minimale, cherche à se déposer sur le plan plutôt qu’à le traverser. Sa composante cireuse-florale adhère à la surface blanche avec une efficacité notable. L’ingrédient est un colonisateur de surface, non un traversant — il révèle une faible verticalité et une forte planéité naturelle.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, l’absolu réorganise la surface blanche en profondeur. Il introduit un gradient : le plan, précédemment uniforme, acquiert des zones de densité différentielle — plus compact là où le sambac s’accumule, plus diffus en périphérie. La dimension florale du benzyl alcohol entre en résonance active avec le sambac, créant une amplification mutuelle qui épaissit le plan sans lui donner de verticalité.
→ Ce que le système révèle : Le S2 révèle la capacité du sambac à moduler une surface sans la briser. Il est un ingrédient de la nuance planaire : il sait créer du relief dans le plan, de la texture dans la blancheur, sans jamais sortir du registre horizontal. Cette interaction révèle une sophistication de déploiement : le sambac est un habitant naturel des surfaces diffusantes.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le sambac sature la surface blanche et commence à lui conférer une troisième dimension involontaire — non par verticalité mais par accumulation d’épaisseur. Le plan ne se lève pas : il se stratifie. La rosone est noyée dans la masse florale-indolique ; le phenoxyethyl isobutyrate perd sa neutralité et devient vecteur de projection du sambac vers l’espace frontal.
→ Ce que le système révèle : Le S2 révèle qu’à haute dose, le sambac dépasse la capacité d’absorption du plan et commence à le déformer par surcharge. L’ingrédient révèle une limite architecturale : il est conçu pour la surface, mais son volume intrinsèque, quand il est trop important, excède la logique planaire et crée une tension non résolue entre étalement et accumulation verticale.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À trace, le Jasmin Sambac Absolu introduit dans le volume respirant du S3 un point de densification discret, comme un nœud dans un tissu aérien. Le farnesol et le nerolidol maintiennent leurs interfaces floues, mais l’espace autour du sambac se charge légèrement, perdant une fraction de sa perméabilité. Le mefrosol continue sa fonction de liant, intégrant le sambac sans résistance.
→ Ce que le système révèle : Le S3 révèle une propriété remarquable du sambac à trace : sa miscibilité naturelle avec les espaces ouverts. L’ingrédient ne fracture pas le volume, ne crée pas de discontinuité. Il révèle une capacité à coexister avec le vide, à s’y dissoudre partiellement — ce qui suggère une architecture moléculaire compatible avec la logique des sesquiterpènes qui composent S3.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le sambac commence à modifier la géographie interne du volume. Les interfaces floues du S3 se restructurent autour de l’absolu : des zones de plus grande densité apparaissent, créant une topographie interne là où régnait l’uniformité aérienne. Le nerolidol perd une part de son caractère évanescent ; le farnesol, en revanche, entre en dialogue actif avec la composante florale-grasse du sambac.
→ Ce que le système révèle : Le S3 révèle la bipolarité architecturale du sambac : il peut à la fois s’intégrer à un volume (par sa composante terpénique-florale) et le densifier localement (par sa composante indolique-cireuse). Le système montre que l’ingrédient fonctionne comme un attracteur de masse dans un espace diffus : il crée un centre de gravité perceptif sans refermer le volume.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, l’absolu de sambac comprime le volume respirant du S3 depuis l’intérieur. L’espace ouvert se referme progressivement autour d’un cœur floral dense ; les interfaces floues sont repoussées vers la périphérie, et ce qui était un volume homogène devient une structure à deux zones : un noyau massique sambac, et une enveloppe résiduelle de volume terpénique-aérien.
→ Ce que le système révèle : Le S3 révèle qu’à haute dose, le sambac est un ingrédient incompatible avec la logique du vide. Sa tendance à la condensation massique prend le dessus sur toute miscibilité : l’ingrédient révèle une architecture fondamentalement anti-diluante, qui ne peut s’épanouir dans un volume sans finalement le coloniser et le refermer.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À trace, le Jasmin Sambac Absolu pose sur le fond sombre du S4 une couche de surface florale-cireuse qui crée un léger contraste de texture. Le fond reste dominant — l’Ysamber K et la sclareolide maintiennent leur logique absorbante — mais une zone d’interface légèrement lumineuse apparaît entre la masse basse et l’apport du sambac. Le myroxyde continue d’ancrer la structure.
→ Ce que le système révèle : Le S4 révèle que le sambac résiste partiellement à l’absorption à dose trace. Sa composante cireuse-florale conserve une certaine intégrité de surface, refusant de se laisser totalement avaler par la masse sombre. Cela révèle une tension constitutive dans l’ingrédient entre sa densité propre et sa volatilité florale — une ambivalence entre ancrage et projection.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le sambac et le S4 entrent dans un rapport de négociation. L’absolu n’est pas absorbé passivement : il modifie localement la texture du fond, introduisant une couche supérieure de densité florale-indolique qui ralentit l’effet absorbant de l’Ysamber K. Le fond reste sombre mais perd une fraction de son homogénéité — une stratification embryonnaire apparaît.
→ Ce que le système révèle : Le S4 révèle la densité intrinsèque du sambac comme facteur de résistance. L’ingrédient n’est pas volatil au sens où il serait emporté — il possède une masse propre suffisante pour négocier avec la logique absorbante du fond. Cela révèle un ingrédient à forte présence de bas registre, capable de dialoguer avec les fonds sans s’y dissoudre.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, le sambac opère une transformation profonde du S4. La masse florale-indolique s’ancre dans le fond sombre et crée une hybridation : ni fond pur, ni surface florale autonome, mais une nouvelle couche de densité intermédiaire — sombre-florale, fixante et volumineuse simultanément. L’Ysamber K est partiellement occlus ; la sclareolide entre en résonance avec la composante musquée-laiteuse du sambac.
→ Ce que le système révèle : Le S4 révèle la dimension chthonienne du Jasmin Sambac Absolu : à haute dose, l’ingrédient révèle une affinité profonde avec les structures absorbantes. Il ne résiste plus — il fusionne. Cette interaction révèle que le sambac possède un registre de bas gravitaire puissant, souvent masqué par sa dimension florale en surface, mais qui s’active en présence d’un fond capable de le révéler.
[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À trace, le Jasmin Sambac Absolu effleure l’architecture tendue du S5 sans en modifier la tension. L’arête douce du sandela et du magnolane reste intacte, mais une légère charge florale-cireuse commence à s’accumuler sur ses flancs. La tension du système n’est pas résolue, mais une micro-friction s’installe entre la logique de l’arête et la tendance du sambac à envelopper.
→ Ce que le système révèle : Le S5 révèle à trace que le sambac est architecturalement opposé à la logique de l’arête. Son tropisme est centripète et enveloppant, là où S5 propose une tension centrifuge et linéaire. Même à dose minimale, une incompatibilité de vecteur est perceptible — l’ingrédient révèle son incapacité naturelle à générer ou maintenir une tension : il cherche à la résoudre par l’enveloppement.
[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, le sambac commence à éroder l’arête du S5 par accumulation de masse florale. La tension, précédemment définie et perceptible, se charge d’une épaisseur qui la rend moins nette. Le sandela voit sa logique structurelle partiellement brouillée ; le magnolane, plus volatil, conserve une présence d’arête en surface, créant un contraste entre la tension résiduelle en hauteur et l’enveloppement massique en bas de registre.
→ Ce que le système révèle : Le S5 révèle un comportement d’oblitération progressive de la tension. Le sambac ne résout pas l’arête par opposition brutale — il la dissout par accumulation latérale. Cela révèle une logique architecturale de recouvrement plutôt que de confrontation : l’ingrédient est un résolveur de tensions, non par négociation mais par saturation de l’espace adjacent à l’arête.
[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, l’architecture tendue du S5 est fondamentalement transformée. L’arête disparaît sous une masse florale-indolique épaisse qui convertit la tension en volume. Ce qui était une structure linéaire et tendue devient une enveloppe sphérique et close. Le sandela subsiste comme une armature fantôme sous la masse du sambac, mais sa fonction structurelle est annulée.
→ Ce que le système révèle : Le S5 révèle à haute dose la nature profondément anti-tensionnelle du Jasmin Sambac Absolu. L’ingrédient est architecturalement incapable de cohabiter avec une logique d’arête sans l’absorber. Cette interaction finale confirme le profil de l’ingrédient : un massifiant centripète, à forte capacité d’enveloppement, dont l’architecture naturelle est sphérique et close, opposée en tout point aux structures linéaires, tendues ou squelettiques.
Les matières très épicées-camphrées (eugénol en excès, camphre) détruisent la délicatesse florale et créent une dissonance pharmaceutique. Les fonds très gourmands-sucrés (Levistamel, éthyl maltol en excès) domestiquent le sambac vers un jasmin-bonbon peu sophistiqué. Les notes très sèches-minérales (Celery Ketone en excès, Mahagonate fort) effacent la chaleur florale et le renvoient vers un registre herbacé peu flatteur. Attention à la solubilité difficile en base alcoolique selon Scentree — tester systématiquement la miscibilité avant formulation finale.
Avec l’Hedione (dihydrojasmonate de méthyle), le sambac acquiert une transparence et une légèreté aqueuse qui amplifie sa facette thé-vert — accord jasmin thé très contemporain, ADN des jasmins niche modernes. Avec l’Alpha Amyl Cinnamal (déjà dans la base), la radiance aldéhydique de l’Alpha AC naturalise et élève le sambac selon la formule documentée par Fragrantica (Arctander) : les cinnamiques améliorent considérablement la qualité de l’accord jasmin.
Avec l’indole (trace, <0,05%), la dimension animale-indolée latente du sambac est amplifiée vers un jasmin nocturne plus charnel — très différent du jasmin de jour. Avec le vétiver ou la mousse de chêne, la verdeur farnésénique du sambac trouve un ancrage boisé-terreux très naturel, registre chypre floral. »,
La limite IFRA cat.4 à 3,8% dans le produit fini est la contrainte principale — calculer selon le taux de dilution du concentré. Perceptivement, au-delà de 3–4% dans le concentré la dimension indolée latente peut prendre le dessus selon le lot (automne particulièrement) et créer un floral étouffant et trop chargé. La variabilité saisonnière rend le point de bascule imprévisible d’un lot à l’autre : un lot printemps tolérera mieux les doses hautes qu’un lot automne très indolé. Validation lot par lot indispensable avant import WordPress.
Dyade jasmin thé : Jasmin Sambac Absolue + Hedione → jasmin aqueux-thé de référence, accord signature de la parfumerie contemporaine légère. Dyade floral blanc naturalisé : Jasmin Sambac Absolue + Alpha Amyl Cinnamal → jasmin radiant amélioré, accord classique très documenté. Triade chypre floral : Jasmin Sambac Absolue + Patchouli + Mousse de chêne → coeur jasmin sur fond chypre, accord classique Grand Chypre. Triade floral oriental : Jasmin Sambac Absolue + Ylang-ylang HE + Santal → accord floral blanc crémeux-boisé, registre oriental floral opulent.
Plus vert, plus frais, plus rustique et plus théiné que le jasmin grandiflorum (Jasminum grandiflorum, Égypte/Grasse) qui est plus suave, plus fruité et plus indolé. La différence clé est le farnésène : très présent dans le sambac (facette verte-thé), absent ou faible dans le grandiflorum. Plus naturel et plus complexe que les reconstitutions synthétiques de jasmin (Hedione + acétate de benzyle + linalol + indole) qui manquent du cis-3-hexényl benzoate et des sesquiterpènes. Entrée tardive dans la palette des parfumeurs (années 80) contrairement au grandiflorum utilisé depuis le XVIIe siècle. Usage documenté dans J’Adore (Dior, 1999, Calice Becker), Shalimar Souffle (Guerlain), et de nombreux soliflores jasmin contemporains. Parfumeur asiatique du thé vert jasmin : c’est le sambac qui est utilisé pour parfumer le thé vert, pas le grandiflorum.