Carvone (L); (-)

cas:

6485-40-1

Synonyme:
fonction / vecteur:
fonction dominante:

Accent

vecteur dominant:

Projeté

Seuils:
seuil_trace %:

0

seuil bas %:

0,05000

seuil moyen %:

0,30000

seuil haut %:

1

seuil très haut %:

2

seuil overdose %:

0

fonction trace:

Liant

fonction bas:

Accent

fonction moyen:

Accent

fonction haut:

Coeur

fonction très haut:

Colonne

fonction Overdose

Colonne

vecteur trace:

Projeté

Vecteur bas:

Projeté

Vecteur Moyen:

Projeté

Vecteur Haut

Vertical

Vecteur Très Haut

Vertical

Vecteur Overdose

Vertical

Axes sensoriels (0–5)

Géométrie

Vertical<-> horizontal :

1

rond <-> pointu:

2

texture

sec <-> humide:

2

mineral <-> gras:

-2

lisse <-> grain:

-1

lumière & goût:

sombre <-> clair:

4

amer <-> sucre:

2

temps & energie

durée:

3

intensité:

3

silence <-> vibration:

3

rôle:

Monoterpénone cyclique chirale de synthèse nature-identique ((R)-(−)-carvone, (5R)-2-méthyl-5-prop-1-én-2-ylcyclohex-2-én-1-one), énantiomère lévogyro de la carvone.

Liquide incolore à jaune pâle, très mobile. Composé majoritaire de l’huile essentielle de menthe verte (55–75%), aujourd’hui synthétisé industriellement depuis le D-limonène par inversion de chiralité.

Profil olfactif : spearmint frais et doux très caractéristique, herbacé, légèrement sucré et floral en forte dilution — profil distinctement différent de la menthe poivrée (menthol/menthone) par son caractère plus chaud, plus rond et moins camphrée. FEMA 2249.

Allergène EU déclarable (Règlement 2023/1545) dès 0,001% leave-on. IFRA 51 cat.4 : max 0,59% dans le produit fini. Usage fin de fragrance typique 0,5–3% dans le concentré.

 

Points remarquables, notamment en contraste avec les fiches tabac et boisées récentes :

Comportement architectural
systemes

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, la L-Carvone introduit une légère incision dans la colonne sèche du cédrol — elle ne l’habille pas, elle l’effile. La verticalité du système gagne une direction supplémentaire, comme si le squelette osseux recevait une nervure interne légèrement plus aiguisée. L’effet est subtil : la colonne ne se densifie pas, elle s’allonge par le haut, gagnant une projection minimale vers l’apex.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone est fondamentalement un ingrédient à comportement axial. Même à dose très basse, elle cherche la verticalité, non par accumulation mais par élan. Sa nature terpenique lui confère une affinité naturelle avec le cédrol — elle ne crée pas de friction structurale mais s’inscrit dans le même registre directionnel.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, la L-Carvone commence à habiller la colonne d’une matière perceptive plus présente — une pellicule légèrement fraîche, non grasse, qui enveloppe le squelette sans l’alourdir. Elle introduit une tension centrifuge modérée : la colonne ne reste plus strictement interne, elle émet vers l’extérieur. La masse de farnesyl acetate est partiellement effacée par l’élan directionnel de la carvone, qui impose sa cinétique propre.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone est un ingrédient projectif, à diffusion verticale dominante. Elle n’est pas un liant, ni un enveloppant — elle est un vecteur. Son interaction avec la structure sèche montre qu’elle préfère le volume au contact, la projection à l’adhérence. Elle tend à déplacer le centre de gravité du système vers le haut.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la L-Carvone sature la colonne d’une énergie directionnelle qui finit par la fragmenter. La structure sèche du cédrol perd sa cohérence axiale : la carvone impose son propre volume, centrifuge et expansif, qui déborde du cadre structural du S1. L’architecture squelettique est traversée plutôt qu’habitée — on passe d’une colonne à un courant ascendant diffus. La masse de farnesyl acetate est entièrement neutralisée.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone, à haute concentration, n’est plus compatible avec une logique de structure contenue. Elle est architecturalement expansive au point de devenir anti-structurante dans ce contexte minimaliste. Sa nature est celle d’un ingrédient à haut volume propre, qui impose son espace plutôt que de s’intégrer à celui du système.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, la L-Carvone dépose une légère incision sur la surface blanche du S2 — non pas une coloration, mais une micro-tension linéaire. Le plan horizontal reste intact, mais il reçoit une direction, comme une nervure imperceptible sur une feuille lisse. L’effet rosé du système n’est pas perturbé ; il reçoit simplement une articulation légèrement plus définie à sa périphérie.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone, même à dose infime, ne se fond pas dans une surface — elle la marque. Elle n’a pas de comportement pelliculaire naturel ; elle traverse le plan plutôt que de s’y déposer. Sa relation à la surface est celle d’un ingrédient de volume, mal à l’aise dans une logique bidimensionnelle.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, la L-Carvone brise partiellement la planéité du S2. Elle introduit un relief perceptif au-dessus de la surface blanche — une élévation locale, comme un bossage sur un plan lisse. La diffusion horizontale du phenoxy ethyl isobutyrate est interrompue : la carvone crée une zone de turbulence cinétique qui redistribue le flux. La surface reste présente mais elle n’est plus uniforme.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone est structuralement incompatible avec la planéité horizontale. Elle génère du volume là où le système cherche à maintenir une surface. Son comportement est anti-planaire — non pas destructeur, mais fondamentalement tridimensionnel dans un contexte qui privilégie le bidimensionnel.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la L-Carvone détruit la surface blanche du S2. Le plan horizontal est remplacé par une masse volumique à dominante axiale — la diffusion latérale est annulée par l’élan vertical de la carvone. La composante florale du rosone est absorbée et neutralisée ; ce qui subsiste est une architecture entièrement reconfigurée autour du volume propre de la carvone. La blancheur du système est remplacée par une présence aiguisée et directionnelle.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle la nature fondamentalement volumique et centrifuge de la L-Carvone. Elle ne peut pas coexister passivement avec une surface — elle la remplace. C’est un ingrédient à forte densité architecturale propre, dont la logique spatiale prend le dessus sur tout environnement qui ne lui impose pas une contrainte de structure forte.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, la L-Carvone introduit une légère densification locale dans le volume ouvert du S3. L’espace aérien créé par le farnesol et le nerolidol reçoit une micro-tension interne, comme si un fil tendu traversait le volume sans le refermer. Les interfaces floues du système restent floues, mais elles reçoivent une légère directionnalité — une orientation vers le haut, imperceptible mais mesurable.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone a une affinité partielle avec les espaces ouverts — elle s’y insère sans résistance, mais elle cherche immédiatement à les orienter. Elle n’est pas un ingrédient de remplissage volumique passif ; même à trace, elle impose une direction à l’espace.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, la L-Carvone commence à structurer le volume respirant de l’intérieur. Elle crée un axe perceptif central dans l’espace ouvert — une colonne implicite qui divise le volume sans le fermer. Les transitions douces entre farnesol, nerolidol et mefrosol sont partiellement interrompues par l’arête légère que la carvone introduit. Le volume continue de respirer, mais il respire maintenant autour d’un centre défini.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle la nature nucléante de la L-Carvone dans les espaces ouverts. Elle tend à créer des points d’ancrage, des axes, des centres. Son comportement dans le S3 confirme qu’elle est fondamentalement un ingrédient structurant, même dans les contextes qui lui offrent le moins de résistance.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la L-Carvone referme partiellement le volume respirant du S3. L’espace ouvert créé par les sesquiterpènes est comprimé — non par une masse lourde, mais par une présence cinétique trop intense qui empêche le vide de se maintenir. Les interfaces floues sont remplacées par des zones de transition plus abruptes. Le système perd sa qualité aérienne ; il devient un espace en tension, traversé par un élan directionnel puissant.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone, en volume élevé, est incompatible avec la porosité architecturale. Elle occupe le volume de manière trop affirmée pour laisser subsister les transitions douces qui définissent le S3. C’est un ingrédient qui construit des espaces denses et orientés, non des espaces ouverts et indéfinis.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, la L-Carvone pose une surface légèrement tendue au-dessus de la masse sombre du S4. Elle ne pénètre pas dans le fond — elle reste à l’interface, comme une pellicule légèrement résistante flottant sur la masse absorbante. L’Ysamber K et le myroxyde continuent leur travail d’absorption, mais ils rencontrent une légère résistance de surface, un film cinétiquement actif qui ralentit leur expansion vers le haut.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone possède une résistance partielle à l’absorption. Elle n’est pas imperméable au fond sombre, mais elle lui oppose une tension de surface suffisante pour rester perceptible à dose trace. Ce comportement indique une architecture propre suffisamment définie pour ne pas se dissoudre immédiatement dans un fond fixant.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, la L-Carvone crée une stratification nette dans le S4 : un plan supérieur actif et directif s’oppose à la masse basse et absorbante. Le sclareolide, qui tend à horizontaliser et fixer, reçoit un contrepoint vertical de la carvone — une tension entre deux logiques opposées : l’absorption vers le bas, la projection vers le haut. Le système se structure en deux registres distincts qui coexistent sans pleinement fusionner.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle la résistance architecturale de la L-Carvone face aux forces d’absorption. Elle maintient son élan directif même dans un environnement conçu pour ralentir et retenir. Ce comportement confirme son caractère centrifuge et projectif — elle refuse la dissolution dans la masse.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la L-Carvone entre en opposition frontale avec le fond sombre du S4. Elle impose un volume propre si important que le fond perd une partie de sa capacité d’absorption — il est partiellement repoussé vers le bas, comprimé. La masse sombre subsiste, mais elle est confinée dans un registre inférieur, séparée par une ligne de tension perceptive de la présence volumique de la carvone. L’architecture du système se fragmente en deux zones distinctes sans interface.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone est architecturalement antagoniste aux fonds absorbants. Elle ne peut pas s’y intégrer à haute dose — elle génère une friction structurale qui produit une dualité perceptive instable. C’est un ingrédient à forte individualité architecturale, peu compatible avec les environnements qui cherchent à homogénéiser ou fixer.

[TRACE]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose trace, la L-Carvone entre en résonance immédiate avec l’arête douce du S5. Elle affine cette arête sans la durcir — elle lui confère une légère vivacité, une netteté supplémentaire qui reste dans le registre du soft. La structure tendue de sandela et magnolane gagne une légère direction ascendante, comme si l’arête recevait une impulsion cinétique minimale. L’ensemble reste dans une logique de tension contrôlée.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone a une affinité architecturale naturelle avec les arêtes et les tensions. Elle sait s’articuler avec une structure déjà tendue sans la surcharger — à dose trace, elle est un amplificateur de tension élégant, non un perturbateur.

[MOYEN]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À dose moyenne, la L-Carvone intensifie l’arête du S5 de manière significative. La structure tendue gagne un accent perceptif : l’arête douce de sandela-magnolane est rehaussée d’une nervure plus vive, plus directionnelle. Un événement perceptif se produit — non pas une rupture, mais une accentuation. La tension du système passe d’un état latent à un état actif. L’interface entre la structure et l’espace environnant devient plus lisible, plus définie.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle que la L-Carvone est un ingrédient générateur d’événements perceptifs. Dans un contexte de tension préexistante, elle ne crée pas de rupture — elle amplifie la tension jusqu’au seuil de la lisibilité architecturale. C’est un ingrédient d’accentuation, particulièrement efficace dans les systèmes qui possèdent déjà une arête.

[HAUT]
→ Ce que l’ingrédient fait au système : À haute dose, la L-Carvone sature la tension du S5 au point de la faire basculer vers une architecture de rupture. L’arête douce devient une arête vive, presque tranchante — la qualité soft du système est remplacée par une tension aiguë qui dépasse le cadre du contrôle perceptif. Sandela perd sa rondeur ; magnolane est éclipsé par la puissance directionnelle de la carvone. Le système n’est plus un espace de tension contrôlée mais un espace de friction.
→ Ce que le système révèle : Le système révèle la limite architecturale de la L-Carvone dans les contextes de tension : elle est compatible avec les arêtes douces à condition que sa dose reste maîtrisée. À haute concentration, elle dépasse le seuil de la tension structurale et produit une saturation perceptive qui détruit la nuance. C’est un ingrédient à potentiel d’arête élevé, mais à dosage impératif.

annulations
Cartographie Annulations

Les matières très orientales-lourdes (résines, oud, patchouli en excès) neutralisent immédiatement la légèreté spearmint par opposition de registre — incompatibilité architecturale franche. Les fonds très sucrés-gourmands (vanilline, Levistamel, Cocoa Absolute) créent une dissonance menthe-confiserie peu sophistiquée sauf usage intentionnel comme effet après-Eight. Les notes très fumées (birch tar, cade) écrasent la fraîcheur et laissent un accord pharmaco-fumé désagréable. Attention à la volatilité élevée — le L-Carvone s’évapore rapidement dans les formules alcooliques très diluées, ce qui réduit la durée de la signature spearmint sans liant fixateur.

Emergences

Avec le menthol, la dyade crée une menthe complète à deux dimensions — le menthol apporte le froid camphrée et la sensation anesthésiante, le L-Carvone la douceur spearmint et la chaleur herbacée. Sans le menthol, le L-Carvone révèle une facette florale-herbacée inattendue très élégante en forte dilution. Avec le linalol, la fraîcheur mentholée se fond dans un accord floral-vert très frais et aérien — registre cologne fraîche très moderne. Avec le géranium bourbon HE, la dimension herbacée-rose du géranium et la fraîcheur spearmint créent un accord vert-floral d’une grande vivacité. Avec la lavande fine, la tension menthe-lavande génère un accord fougère aromatique fraîche très lisible, modernisant le registre fougère classique.

Overdose

Au-delà de 3% dans le concentré (soit environ 0,6–0,9% dans le produit fini selon le taux de dilution), la limite IFRA cat.4 à 0,59% dans le produit fini est le vrai plafond réglementaire — pas la perception. La matière à dose très haute devient agressivement médicinale et évoque le dentifrice ou le bonbon industriel. Point de bascule perceptif vers 2% dans le concentré pour un accord floral ou oriental léger, où le spearmint prend le dessus et efface les autres composants. Allergène EU obligatoire à déclarer dès 0,001% dans les produits leave-on.

risques
Points de bascule
dyades / triades

Dyade menthe complète : L-Carvone + Menthol → spearmint + menthe poivrée, accord menthe complet à deux registres (chaud-doux vs froid-camphrée). Dyade cologne fraîche : L-Carvone + Linalol → vert-floral frais et aérien, base cologne contemporaine légère. Triade fougère fraîche : L-Carvone + Lavande fine + Dihydromyrcénol → fougère aromatique-menthée très fraîche, registre masculin contemporain. Triade herbal-vert : L-Carvone + Basilic HE + Géranium Bourbon → accord herbes fraîches du jardin, très naturel et végétal.

protocoles
comparaison

Profil spearmint doux, round et légèrement sucré — fondamentalement différent de son énantiomère D-Carvone (CAS 2244-16-8) qui est carvi-aneth-épicé sans dimension menthée. Plus doux, plus herbacé et moins camphrée que le menthol (p-menthan-3-ol) qui est plus froid et plus anesthésiant. Plus naturel et plus complexe que la menthe HE qui contient aussi de la menthone, du menthofurane et du menthyl acétate. Plus frais et moins camphré que le camphre ou l’eucalyptol. Commercialement disponible en version naturelle (extrait de menthe verte HE, plus cher) et de synthèse depuis D-limonène (standard professionnel). Très différent de la menthe poivrée HE (dominante menthol/menthone) — le L-Carvone est la signature spécifique de la menthe verte (spearmint), pas de la menthe poivrée.